Je pense bien à Maman, comme je la plains.
Lettre écrite par le Caporal Georges ANFRIE, 158e Régiment d'Infanterie, tombé au champ d'honneur, le 25 Août 1914, à Menil-sur-Belville (Vosges).
Je vous embrasse tous fort, et si la chance nous est défavorable, ce ne sera pas un cas isolé et ce sera pour la plus grande France. Souhaitons que cela finisse bientôt.
Gardez-moi tous les documents que vous pourrez trouver sur la guerre pour que je voie un peu comment cela a marché. Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu trop faim.
Envoyez-moi de l'argent, s'il ne vous est pas plus utile. J'ai repris froid dans ces tranchées par les nuits fraîches et je me complimente d'avoir emporté ma ceinture bleue.
Ne soyez pas trop en peine, ne voyez pas qu'un cas particulier. Il faut avoir du courage pour vaincre et vous ce pourrez faire que nous pleurer.
Je vous embrasse.
GEORGES.
Lettre écrite par le Caporal Armand BAYLE, 109e Régiment d'Infanterie, tombé au champ d'honneur le 24 Septembre 1915.