Mille baisers du grand à son petit nini, nounou.
ROBERT.
Lettre écrite par le Général PLESSIER, commandant la 88e Brigade d'Infanterie, blessé mortellement, en Alsace, le 19 Août 1914.
17 Août 1914.
…Quoi qu'il en soit, nous voilà en guerre, et quelle guerre! on n'en aura jamais vu de semblable.
Puissions-nous être victorieux! Pour obtenir ce résultat, je sacrifierai tout ce que j'ai de plus cher. Je ne parle pas de ma vie qui, à l'âge que j'ai, n'est pas du tout précieuse. J'espère que tous nous allons nous battre avec un acharnement inouï.
J'ai hâte de partir d'ici. C'est l'affaire de quelques jours, et je ne suis plus inquiet maintenant; je serai bel et bien de la partie. Elle sera intéressante. Les débuts sont bons, mais tout dépendra de la grande bataille. Je crois que la guerre sera longue.
PLESSIER.
Lettre écrite par Marcelin PORTEIX, tombé au champ d'honneur, à Lankhof (Belgique), le 24 Décembre 1914.
Bien chers Parents,