Vous qui, pour sa Gvirlande, allez cueillant des fleurs,

Nourrissons d'Apollon, favoris des neuf sœurs,

Ne les épargnez point pour un si bel ouvrage.

Venez de mille fleurs sa teste couronner:

Sous les pieds de Ivlie il en naît davantage

Que vos savantes mains n'en peuvent moissonner.

Nous avons donné audience à M. de Gaignères pour la contexture et l'histoire des trois manuscrits de Jarry; complétons sa Notice par l'analyse succincte et aussi complète que possible des diverses copies et éditions de la Guirlande de Julie.

C'est le Recueil de Maurepas que nous citerons en premier lieu: Le volume I de ce Recueil manuscrit[ [57] contient une copie prise très-fidèlement, le 24 octobre 1715, sur le texte de l'in-8° de Jarry, appartenant alors à M. le duc d'Uzès.

En second lieu, dans un des manuscrits de Conrart[ [58] indépendant des deux collections connues de la bibliothèque de l'Arsenal, nous voyons une version très-incomplète des madrigaux de la Guirlande, parmi lesquels plusieurs pièces aussi anonymes qu'inédites se trouvent mêlées.

Ces deux copies manuscrites sont les seules dont nous ayons eu connaissance.