[30].—Dans les poésies de Malleville (1649, p. 269), ce madrigal subit cette variante au second vers:

«Et de voir votre nom sur la terre estimé.»

Le manuscrit de Conrart donne, page 1095, ce madrigal conforme à l'original, et, page 1097, le même avec la variante de Malleville que nous venons de citer.

«Le Perce-Neige fut encore une fleur de la guirlande de Julie; Benserade en fit les vers que voici:»

Suit le madrigal avec cette curieuse variante qu'il nous procure pour les derniers vers:

«Mais celle de ton sein, adorable Julie,

Me fait perdre aux yeux éblouis

La gloire désormais ternie

Que je ne cédois pas aux lys

Nous laissons à Mme de Genlis la responsabilité de son affirmation, et nous ne chercherons pas comment Benserade pourrait être auteur d'un madrigal signé «de Briotte» dans l'original.