[50] M. le duc de La Vallière le paya, à cette vente, 780 fr.
[51] Catalogue du feu duc de La Vallière, t. II, p. 382, no 3247. La notice de l'abbé Rive, citée plus haut (Didot, 1779), fut vendue, sous le no 3249, la somme de 15 fr., à cette même vente.
[52] M. Ch. Nodier, dans son édition, a reproduit ces lignes, sans annoncer que M. le duc d'Uzès était devenu possesseur de ce précieux volume. Après la vente La Vallière, il fut acquis par madame la duchesse de Châtillon, à la mort de laquelle il passa chez la duchesse d'Uzès, sa fille. Il appartient aujourd'hui à M. de Crussol, qui l'a reçu de son père, le duc d'Uzès. Il figurait à l'exposition organisée à Paris, au profit des Alsaciens-Lorrains, en 1874. On a offert plus de cent mille francs de cet admirable manuscrit au duc d'Uzès, qui s'est empressé de refuser.
Madame la duchesse de Châtillon se rendit sans doute propriétaire de ce chef-d'œuvre à Hambourg, en 1795, car nous trouvons, dans la Botanique littéraire de madame de Genlis (Paris, chez Maradan, libraire, 1810, p. 190), cette intéressante note touchant ce manuscrit: «Ce monument intéressant de la galanterie du XVIIe siècle, passé dans des mains étrangères (sans doute par les malheurs de la Révolution), se trouvoit transporté à Hambourg en 1795, et il étoit en vente... On ignore quelle est la personne qui en fit l'acquisition.» (Cette vente eut donc lieu onze ans après celle du duc de La Vallière.)
[53] Ce manuscrit, sur vélin in-8o, relié en maroquin rouge, vient de la bibliothèque de l'abbé de Rothelin, dont il porte les armes, gravées en taille-douce, collées sur l'intérieur du premier carton de la couverture. Le Catalogue de l'abbé de Rothelin n'en faisant pas mention, il est probable qu'il aura été donné, par celui-ci, à M. de Boze en même temps que l'in-folio. Le corps de ce manuscrit commence à la page 3, par le madrigal de Zéphire à Julie; il finit à la page 70, et il est suivi d'une table de 5 feuillets, dressée comme celle de l'in-folio. Notre édition se trouve donc presque en tout point conforme à ce manuscrit, sur lequel le recueil de Maurepas prit copie, et non sur l'in-folio, comme on semble généralement le supposer.
[54] Ce volume manuscrit a sans doute suivi le destin du superbe in-folio: les acquéreurs de l'un se seront faits adjudicataires de l'autre, et ils durent ainsi fraternellement arriver dans la bibliothèque du duc de La Vallière, à la vente duquel le sort des enchères les sépara.
[55] Brunet, dans le Manuel du libraire, annonce cet in-octavo vendu 406 francs à la vente La Vallière (no 3248, p. 384, t. II), 622 francs à la vente d'Hangard, 250 francs à la vente de Febvre, et enfin 2,900 francs à la vente du dernier de Bure, qui eut lieu en 1853. Il fut alors acquis par M. le marquis de Sainte-Maure, dans la famille duquel il a dû rester.
[56] Nous signalons l'analogie qui existe entre ce sonnet et celui de Voiture, qui débute ainsi:
Sous un habit de fleurs, la nymphe que j'adore, etc.
(Voyez l'édition de Voiture donnée par A. Ubicini. Paris, Charpentier, t. II, p. 309.)