Ce fameux calligraphe avait à peine vingt et un ans, lorsqu'il écrivit la Guirlande de Julie; six ans plus tard, il fit un autre chef-d'œuvre: les Heures de Notre-Dame, in-8° de 120 feuillets. Il reçut plus tard de Louis XIV le brevet de maître écrivain et de noteur de la musique du roy.
Le recueil manuscrit de Maurepas attribue même à Jarry le dessin et la peinture des fleurs de la Guirlande.
[42] Ce manuscrit est relié en maroquin rouge, avec filets, et recouvert d'un étui en peau de frangipane; le chiffre, imprimé en or, est semé sur le maroquin; il est formé des lettres J.-L. (Julie-Lucine), écrites à la fois de gauche à droite et de droite à gauche.
[43] Marie-Julie de Sainte-Maure, née vers 1646, mariée en 1664, à Emmanuel de Crussol, duc d'Uzès, morte le 14 avril 1695. Tallemant des Réaux, dans ses Historiettes, lui a réservé quelques lignes sous ce titre: «La petite Montauzier». Il y raconte très-agréablement les reparties précoces de la jeune et chère enfant de Julie d'Angennes. La Vie de Montausier que nous avons citée fut écrite par le P. Petit, jésuite, d'après les Mémoires de la duchesse d'Uzès.
[44] C'est du cabinet de M. de Gaignères, auteur principal de cette Notice, qu'il est question ici.
[45] C'est le second qu'il faudrait dire, car c'est du manuscrit in-4o que l'auteur veut parler. Il est annoncé comme imprimé dans le Catalogue de M. Crozat de Tugny (in-8o, à Paris, chez Thiboust, 1751), dont la vente fut faite au commencement d'août de cette même année. Il y fut adjugé au marquis de Courtanvaux, au prix surprenant de 3 francs. M. P. F. Didot jeune l'acheta, à la vente de ce dernier, pour la somme, non moins étonnante, de 3 fr. 75; et c'est d'après cet in-4o que l'édition de 1784 fut donnée par ce même imprimeur.
[46] Nous ne pouvons suivre au delà les changements de propriétaire que ce manuscrit a dû subir. Il n'est probablement pas resté dans la famille des Didot. En tous cas, le savant bibliophile M. Ambroise Firmin Didot ne le possède pas.
[47] C'est-à-dire le premier. La rédaction de cette Notice est fautive: la marche à suivre était de décrire à la suite l'in-folio, l'in-octavo, et, en dernier lieu, l'in-quarto. Nous ne sommes pas étonné des nombreuses erreurs qui se sont glissées dans les différentes bibliographies de la Guirlande, qui toutes ont pris cette Notice pour guide.
[48] Catalogus librorum viri nobilis D. equitis D. B*** (Bauche). Parisiis, 1726 (n° 785, p. 70.)
[49] Jules Robert de Cotte, mort en 1767, fils de Robert de Cotte, élève et beau-frère de Mansard. Ce fut lui qui disposa l'aménagement de la Bibliothèque du roi, dans le palais Mazarin.