[33] La baronnie de Montausier fut érigée en marquisat, en 1644, par lettres patentes données à Paris, au mois de mai de la même année. Ce marquisat fut ensuite érigé en duché-pairie, en 1664. (Voyez le P. Anselme, Hist. généal., t. V, pp. 1 et 20.)
[34] Molière, dans les Précieuses, a ridiculisé les marquis sans marquisat, et l'on connaît cette pointe de Scarron, dans son Roman comique:
«... Enfin il se tint à la fille d'un marquis de je ne sais quel marquisat: car c'est la chose du monde dont je voudrois le moins jurer, dans un temps où tout le monde se marquise de soy-mesme, je veux dire de son chef.»
[35] C'est par erreur qu'on a donné cette date de 1633. Hector de Sainte-Maure, baron de Montausier, fut blessé d'un coup de pierre à la tête, devant Bornéo, et succomba le 20 juillet 1635. Sans cet accident, M. de Montausier, l'aîné, eût peut-être épousé Julie d'Angennes; c'est du moins ce que nous apprend Tallemant: «On avoit parlé autrefois, dit l'intéressant anecdotier, de marier madame de Montauzier à feu M. de Montauzier, aisné de celuy-ci.» A la mort de son frère, Montausier le jeune avait dejà commencé à préparer la Guirlande, dont les madrigaux devaient être presque tous rassemblés.
[36] Chapelain avait partagé son poëme en vingt-quatre chants, dont les douze premiers seuls parurent en 1656. Jusque-là sa renommée n'était fondée que sur des petits ouvrages de poésie: odes, sonnets, madrigaux, tous assez bons pour ne pas nuire à la haute idée d'un poëme, fruit de tant de veilles, et que la France entière semblait attendre impatiemment. (Voyez d'Olivet, Histoire de l'Académie françoise; Guizot, Corneille et son temps. Paris, Didier, nouvelle édition, 1866.)
[37] Voyez la note 2, aux Notes et Variantes.
[38] «Julie faisoit paroître une grande admiration pour la valeur de ce prince, dit également Huet (Huetiana, p. 105). Elle avoit son portrait dans sa ruelle et prenoit plaisir à dire qu'elle ne vouloit pas d'autre galant que lui. M. de Montausier étoit pourtant son galant fort ardent et fort déclaré.»
[39] (Œuvres de Voiture, lettre VII.) Cette lettre fut écrite, sous le nom du roi de Suède, à mademoiselle de Rambouillet, en mars 1632. Voiture, ayant fait travestir cinq à six hommes en Suédois, les envoya en carrosse à l'hôtel de Rambouillet où ils se présentèrent comme ambassadeurs de Gustave-Adolphe, en remettant à Julie d'Angennes, avec cette lettre, un portrait du grand conquérant.
[40] Robert, peintre et graveur à la pointe, né à Langres, vers 1610, mort en 1684. Il peignait en miniature pour Gaston de France, duc d'Orléans, et excellait dans la peinture des plantes, fleurs et insectes. Nous avons vu, au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, un fort intéressant recueil qui fait honneur à cet artiste: c'est un grand in-folio portant le no 1199, en 2 volumes, cotés J. C. 33, sous le titre de: Plantes dessinées à la sanguine, par Robert, tomes I et II. Les dessins sont délicats et d'une merveilleuse exécution, bien qu'un peu affaiblis par le temps.
[41] Nicolas Jarry, né à Paris, vers 1620, mort vers 1670. Tout ce qui est sorti de la main de cet inimitable artiste passe pour chef-d'œuvre. Son talent dans l'art calligraphique est au-dessus de tout éloge; il a effacé tous ceux qui l'ont précédé ou suivi dans la même carrière. (Dictionnaire de bibliologie, par Gabriel Peignot, 1802, t. II, p. 388.—Le Dictionnaire des artistes, de l'abbé de Fontenac, 1776, reste muet sur Jarry.)