[23] Cette seconde guirlande, en forme de couronne, peut avoir deux pouces au plus de diamètre, tandis que la première occupe presque entièrement la page. Celle-là n'est pas la copie exacte de celle-ci, qu'elle ne rappelle que vaguement, et c'est plutôt dans la première que dans la seconde que les fleurs peuvent être comptées.
[24] Ces fleurs que souffle Zéphire ne sont pas aussi variées que celles de la première guirlande. (C'est d'après M. Ch.-L. Livet que nous donnons ces détails. Plus heureux que nous, M. Livet a pu visiter, chez le duc d'Uzès, le précieux manuscrit avant la publication de son édition. Voy. l'Appendice de Précieux et Précieuses. Paris, Didier, 1870, 2e édition.)
[25] Nous avons fait en sorte de rendre, dans notre réimpression, cette disposition du manuscrit original, en ne mettant qu'un fleuron par chaque sorte de fleurs. Les éditions précédentes n'avaient pas suivi, d'aussi près que nous l'avons fait, la reproduction de l'œuvre de Jarry.
[26] L'édition, à la suite de la Vie de Montausier par Nicolas Petit (Paris, 2 vol. in-12, Rollin et Genneau, 1729), a reproduit cette table.
[27] L'abbé Rive (Jean-Joseph), bibliographe, né le 19 janvier 1730, mort en 1792. La table dont il est question ici fut dressée par l'abbé à la suite de sa notice. Voyez Notices historiques et critiques de DEUX MANUSCRITS uniques et très-précieux de la bibliothèque de M. le duc de La Vallière, dont l'un a pour titre: La Guirlande de Julie, et l'autre: Recueil de fleurs et insectes peints par Daniel Rabel en 1624. Par l'abbé Rive. A Paris, de l'imprimerie de Didot l'aîné, 1779, in-4o de 20 pages. Cette plaquette est très-rare.
[28] Cette édition fut réimprimée à Paris, chez Rollin fils, en 1735, puis en 1736. Le même ouvrage parut anonyme à Rotterdam (ou Berlin), in-12, en 1731, sous le titre: Mémoires de M. le duc de Montausier.
[29] La récente réimpression dont parle Guillaume de Bure, au moment où il rédigeait son Catalogue, fut sans doute l'édition, alors sous presse, donnée par Didot en 1784, d'après l'in-4o manuscrit de la Guirlande, acheté par cet imprimeur à la vente Crozat de Tugny, en 1751. Mais cette édition parut isolée, et c'est par erreur qu'elle figure dans cette Notice comme ayant paru avec la Vie de Montausier.
[30] Tous les noms d'auteurs sont écrits par Jarry, dans l'angle gauche de chacune des pages où commencent leurs madrigaux. Les poëtes de la Guirlande ne signèrent donc pas de leur main, à la fin de chaque pièce. Le marquis de Montausier ne se cache nullement sous les initiales décrites ici. Excepté à la table et au madrigal Zéphire à Julie, son nom paraît toujours en toutes lettres.
[31] Rien ne fait supposer que le sixain signé M. le M. de R. soit du marquis de Racan; tout, au contraire, porte à croire qu'il a pour auteur le marquis de Rambouillet, père de Julie. (V. la Note 23, à la fin du présent volume.)
[32] Nous ne savons sur quelle autorité ont pu s'appuyer les auteurs de cette Notice pour attribuer à Valentin Conrart les madrigaux signés M. C. Conrart ne faisait pas de vers galants, et en eût-il fait, les six pièces signées de ces initiales ne seraient pas de lui. Trois de ces madrigaux sont assurément de Pierre Corneille; pour les trois autres, s'ils ne sont pas du même auteur, leur paternité est restée assez obscure pour qu'on puisse les attribuer à l'abbé Cotin ou à tout autre (non Colletet, ni Chapelain, qui signent dans le recueil) aussi bien qu'au Père de l'Académie françoise. (Voyez, à la fin de cette édition, les notes 18, 21, 24, 27, 29, 33.)