[87] Robert Arnaud d'Andilly, né le 28 mai 1589, mort le 27 septembre 1674.—M. d'Andilly composa de nombreux ouvrages de poésies chrétiennes, qui (au dire d'un de ses contemporains) font autant d'honneur aux lettres qu'à la religion.—Voyez la piquante historiette de Tallemant des Réaux sur ce saint homme.
[88] Jean Ogier de Gombaud, de l'Académie françoise, né vers 1570, mort en 1666.—Voyez, sur ce curieux poëte, l'historiette de Tallemant, et le portrait si originalement étudié par Paul de Musset dans les Originaux du XVIIe siècle, Paris, Charpentier, 1848.
[89] Gédéon Tallemant, seigneur des Réaux, né en 1619, mort en 1692. MM. Monmerqué et Paulin-Paris ont écrit sur Tallemant une longue et savante étude, insérée dans les Historiettes, publiées chez Techener.
[90] Pierre-Arnauld de Corbeville, mestre de camp, général des carabiniers, de la grande famille des Arnauld, que Balzac appelait la famille éloquente: mort en 1651.—Voiture parle souvent de lui dans ses poésies et ses lettres, et c'étoit au moins, dit Tallemant, le Racan de Voiture en poésie burlesque.
[91] Henri-Louis Habert, sieur de Montmor, conseiller du roy en ses conseils, maître des requêtes, de l'Académie française, et cousin de Philippe et Germain Habert, cités plus haut.—Mort vers 1635.—Cet auteur fit peu de vers français; à part quelques épigrammes, on ne connaît de lui que des études latines.
[92] Charles d'Angennes, marquis de Rambouillet, né en 1577, mort en 1652.
[93] Voyez la note que nous donnons plus loin, aux Madrigaux de Scudéry, imprimés en 1636, avec un très-intéressant Advertissement.
M. Amédée Roux, dans son remarquable ouvrage Montausier, sa vie et son temps (Paris, Didier, 1860), relève une erreur du père Petit, jésuite, qui porte la présentation des deux Montausier à l'hôtel de Rambouillet en 1634. C'est dans l'hiver 1631-1632 que cette présentation eut lieu (affirme M. A. Roux). Or, par un curieux rapprochement qui vient fortifier notre assertion sur la date où fut conçue la Guirlande, Tallemant nous apprend que le baron de Sainte-Maure fut amoureux, dès qu'il la vit, de Julie d'Angennes, et que cette dernière dut s'en apercevoir, «car dès le temps du Roy de Suède il avoit commencé à travailler à la Guirlande». Le temps du Roi de Suède, n'est-ce pas l'époque des grandes guerres et de la mort du héros, c'est-à-dire 1631 et 1632? (Voyez Tallemant des Réaux, historiette de Montauzier.)
[94] Appendice à la savante étude des Précieux et Précieuses (Paris, Didier, 1870, 2e édition).
[95] Ces madrigaux inédits, destinés à la Guirlande de Julie nous sont fournis par une copie, d'ailleurs très-incomplète, qui se trouve dans un des volumes manuscrits de Conrart, indépendant des deux collections bien connues de l'Arsenal. (Manuscrit petit in-fo, Mélanges de vers et prose, Belles-lettres, 145, pages 1087 et suivantes.) Les madrigaux de ce manuscrit ne portaient pas primitivement de noms d'auteurs. M. J. B. A. Soulié a restitué sa paternité connue à chaque madrigal, et a dressé une nomenclature des pièces qui manquent à cette version manuscrite. Tous les madrigaux que nous donnons ici sont anonymes et ne figurent pas dans le manuscrit original.