Ton heureuse naissance eust osté l'avantage,
Sans que ce beau portrait demeurât pour ternir
Celle des siècles à venir.
[83] Germain Habert, abbé de La Roche, abbé et comte de Cérisy, frère de Philippe Habert, commissaire de l'artillerie, cité plus haut.—L'abbé de Cérisy fut un des premiers de l'Académie. Il a donné: en prose, La vie du cardinal de Berulle, in-4°, Paris, 1646;—La métamorphose des yeux de Philis en Astres, in-4°, Paris, 1639.—Il fit beaucoup d'autres vers non imprimés.—Mort en 1654.—Voyez la Muse historique de Loret, Gazette du 6 juin 1654.
[84] Estienne Martin, sieur de Pinchesne, contrôleur ancien et vétéran de la maison du roy, né en 1616, mort en 1705.—Ce poëte, neveu de Voiture (dont il fit l'éloge en tête de ses œuvres), était fort jeune lorsqu'il composa ses madrigaux pour la Guirlande. Les poésies qu'il fit par la suite marquent un talent original et personnel, une imagination vive et colorée, une forme correcte et pure.—Boileau ayant dédaigné de le débarbouiller de son fiel, il est resté inconnu des chercheurs de nos jours. Voyez:
1° Poésies meslées du sieur de Pinchesne, dédiées à Monseigneur le duc de Montausier, in-4o, 1672;
2° Amours et poésies chrestiennes de M. de Pinchesne, in-4o, 1674;
3° Géorgiques de Virgile, traduites en vers françois par Martin de Pinchesne, in-8, Rouen, 1708.
[85] L'abbé Goujet, dans sa Bibliothèque françoise (tome XVII, p. 373), attribue à Chapelain, outre la Couronne Impériale, une pièce intitulée l'Aigle de l'Empire à la princesse Julie. Cette épistre de 96 vers environ, qui est insérée dans le Recueil de Sercy (tome V, p. 400), ne peut être de Chapelain, car elle se trouve signée des initiales D. M. (sans doute Desmarests). Dans le même Recueil se trouve une pièce qui est assurément de Chapelain, c'est un sonnet sur le mariage de M. le marquis de Montausier. Voyez, sur la Couronne Impériale, la note 2, aux Notes et Variantes.
[86] Antoine Godeau, évêque de Grasse et de Vence, de l'Académie française; né vers 1605, mort en 1672. Les ouvrages de Godeau sont tellement considérables que nous renvoyons au Catalogue académique, dressé par l'abbé d'Olivet.—M. de Grasse présida au mariage du marquis de Montausier et de Julie d'Angennes. «Ce fut à Rueil que les nopces se firent, dit Tallemant, et par une rencontre plaisante, celuy qu'on appeloit autrefois le Nain de la princesse Julie fut celuy-là même qui les espousa.»