[76] Voyez l'Histoire de Pierre Corneille, par J. Taschereau, ainsi que les notes que nous donnons à la fin de notre édition sur les madrigaux signés C.
[77] La Bruyère, Caracteres, ch. XII; Vigneul de Marville, Mélanges d'histoire et de littérature, t. I, p. 167.
[78] Guillaume Colletet, académicien en 1634 et mort en 1659, paraît être un poëte du XVIe siècle égaré dans le XVIIe. Sa fécondité fut énorme et son talent trop peu goûté. Cet épicurien passa sa vie entre Apollon et Bacchus, sans s'embarrasser du lendemain; aussi, mourut-il pauvre, et Chapelain, dans ses Lettres, dit qu'il fallut quêter pour l'enterrer.—Voyez: Histoire de l'Académie françoise; Moreri, Dictionnaire, et les Grotesques, de Th. Gautier, qui a peint avec son coloris habituel ce bohème d'un autre âge.
[79] Philippe Habert, l'un des premiers de l'Académie française, en 1629, mourut dans l'année 1637. Comme la Guirlande de Julie ne fut écrite et offerte qu'en 1641, c'est donc une nouvelle preuve qui confirme notre opinion sur la date de 1632, où fut commencée la Guirlande de Julie.—Les poésies diverses de cet auteur se trouvent dans différents recueils, et, si l'on en croit Sorel dans sa Bibliothèque françoise, quelques-unes furent mises au jour en un volume.—Son principal ouvrage est le Temple de la mort, qui, selon Pellisson, est une des plus belles pièces de notre poésie française.
[80] Simon Arnauld de Pomponne, né en 1618, mort en 1699, est fils d'Arnauld d'Andilly et neveu du grand Arnauld. Il succéda à M. de Lionne aux affaires étrangères, et c'est sous son ministère que fut conclue la glorieuse paix de Nimègue. Voyez les Mémoires du marquis de Pomponne, publiés en 2 vol. in-8o, à Paris, en 1862. On trouve, dans le tome II du Recueil de poésies diverses, par M. de La Fontaine, pages 113 et 114, un fort beau sonnet pour le tombeau de M. le duc de Weymar, et une ode superbe sur la Sagesse, de la composition de M. de Pomponne.
[81] Jean Desmarests de Saint-Sorlin fut reçu à l'Académie française en 1634, et mourut à Paris en 1676, âgé de plus de 80 ans. Outre son poëme de Saint Louis, le plus connu, il en composa dix autres, plus ses pièces de théâtre: les Visionnaires, Roxane, Scipion, Mirame, et l'Europe. Quantité de pièces de vers de ce fécond auteur se trouvent à la fin de ses œuvres de théâtre et dans différents recueils de poésies. Voyez: Histoire de l'Académie française; Dictionnaires de Bayle et de Moréri; Baillet, Jugement des Sçavans sur les poëtes modernes, etc.
[82] Œuvres poétiques du père Le Moyne, in-f°, 1672, p. 446.—A l'exemple de Montausier, sans doute, le père Le Moyne offrit à Mlle d'Angenois une guirlande composée de fleurs du Parnasse cueillies par la main des Muses. Nous n'avons pu trouver le texte exact de cette nouvelle Guirlande, dont nous n'avons eu connaissance que par la lettre d'envoi (p. 330. Epître en vers). Dans ce même volume (p. 435), nous trouvons la douce épigramme suivante sur le portrait de Julie:
Sage et noble Julie, estoit-ce pas assez
Qu'avecque ton esprit, qu'avecque ton visage,
Aux illustres du temps et des âges passez