Il eut de cette femme adultere un fils, qui rassembla sept cens femmes dans son Sérail: mais Dieu les chérit toujours l'un & l'autre. Tous deux furent comblés de bénédictions célestes. Notre Dieu homme avoit l'honneur de descendre en droite ligne de cette femme adultere.—Ah! Messieurs, vous me faites frémir.—Ne vous avons-nous pas déja dit que la conduite de ce Dieu fut toujours mystérieuse, & qu'il s'est proposé pour objet d'humilier la raison humaine? Le premier législateur de ce peuple, & qui lui fut donné pour chef par Dieu même, étoit un assassin; il n'en eut pas moins le don de faire des miracles sans nombre. Il composa un très grand corps de Loix Civiles & Religieuses, que nous conservons encore, & que nous révérons comme certainement inspirées par la Divinité.—Et vous ne les suivez pas?—Non vraiment, nous les avons en horreur ainsi que ceux qui les pratiquent. Il est vrai que ce peuple avoit d'abord été choisi de Dieu, & tout le reste de la Terre rejetté: ensuite toute la Terre a été appellée, & ce même peuple proscrit. N'admirez-vous pas, Monsieur, la sagesse du Dieu que nous adorons? Nous voulons aussi vous faire admirer sa bonté: il avoit défendu au peuple Juif, sous les plus grandes peines, de manger du Cochon, & Dieu s'est fait homme tout exprès pour changer cela. Depuis dix-sept cens ans, nous mangeons du Cochon tant qu'il nous plait, & par reconnoissance nous brûlons ceux qui n'en mangent pas.—

A merveille: mais expliquez-moi, je vous prie, ces mots proscrits, rejettés, que je n'entens pas bien.—Ils signifient que tous ceux qui n'adorent pas notre Dieu, & qui ne lui rendent pas le même culte que nous, sont comdamnés dans l'autre vie à des flammes éternelles.

—Je comprens: mais puisque tous les hommes ont été appellés à votre nouvelle Religion, pourquoi n'a-t-elle jamais été connue dans le pays où je suis né?—Mystère, monsieur, Mystère! Et croyez-vous être le seul, qui n'ayez point connoissance de cette nouvelle religion?—Je l'imagine du moins d'après vos principes.—Apprenez que le Christianisme a rampé d'abord sur la terre pendant plusieurs siècles, ignoré, caché, répandu lentement dans le peuple. Quelques Souverains l'adopterent: alors ses progrès se firent plus rapidement & d'une maniere éclatante: mais dans son plus haut point de grandeur, jamais il n'est parvenu à occuper la quinzieme partie de la Terre.—Et les quatorze autres parties de la Terre ne produisent que des damnés?—Rien n'est plus certain, & gardez-vous bien d'en douter, vous seriez damné vous même.—Cela me paroît bien dur: mais sans doute votre Dieu, votre religion ont été annoncés à tous les peuples: c'est leur faute, s'ils persistent dans l'erreur.—Vous vous pressez toujours trop tôt de juger: apprenez que les trois quarts de la Terre n'ont jamais eu ni pu avoir connoissance de notre religion, du moins pendant quinze-cens ans. Nous ignorions encor l'art de la navigation, nous ne pouvions traverser les mers immenses qui nous séparoient d'eux, pour aller les instruire de nos dogmes & de notre culte.—Et ces gens-là étoient damnés pour n'avoir pas connu ce qu'ils ne pouvoient pas connoître?—Sans doute: depuis trois siècles l'art de naviguer nous a mis à portée d'aller instruire quelques-uns de ces peuples, seulement sur les côtes; car il étoit impossible de pénétrer bien avant dans les terres. Nous avons fait quelques Prosélites.—Et ceux qui ne peuvent croire que trois ne font qu'un?—Mr. nous les égorgeons, toutes les fois que nous sommes les plus forts.—Ah! barbares!—Prenez garde à ce que vous dites: nous vengeons notre Dieu, qu'ils ne veulent pas reconnoître: nous voulons lui gagner des ames; elles resistent, il faut bien punir leur obstination.—Messieurs, croyez-vous votre Dieu tout-puissant?—Certainement.—Il est tout-puissant, & vous pensez qu'il a besoin de votre secours pour gagner des ames, & vous vous chargez du soin de punir pour lui, & de le venger! Quelle terrible inconséquence! Et votre Dieu vous a-t-il ordonné expressément d'égorger vos freres en son nom?—Non pas précisément, mais nous avons l'art d'interpréter ses volontés. On voit bien que vous ne savez pas ce que c'est que le zèle de la gloire de Dieu, & l'extrême envie de lui plaire.—Et le moyen que vous choisissez, c'est de massacrer ses Créatures.

Je frémissois de tant d'absurdités & d'horreurs: mais, faisant effort sur moi-même, pour achever de m'instruire je leur demandai quel étoit leur culte. Ils me dirent, vous l'allez voir, voilà le Prêtre qui monte à l'autel, suivez les cérémonies.

Je vis en effet cet homme singuliérement & richement vêtu, se courber, se relever, se promener d'un côté à l'autre, lisant, marmotant des paroles que je n'entendois pas: je leur dis, cet homme ne parle donc pas votre langue?—Vraiment non, répondirent-ils; toutes nos prieres sont dans une langue étrangere, qui n'est guere entendue que de la millieme partie de la nation; & la plupart même des livres de notre religion sont écrits dans un langage si ancien, que personne ne le comprend plus.—Je témoignai ma surprise, mais on me répéta doucement, suivez les cérémonies. Je vis alors le Prêtre prendre entre ses mains une grande feuille de pâte. Je leur dis: est-ce encore là votre Dieu? Pas encore, me repliqua-t-on; mais vous n'attendrez pas longtems.—Je redoublai d'attention, pour voir comme on devenoit Dieu. Le Prêtre s'inclina, marmota quelques mots, leva le morceau de pâte par dessus sa tête: tout le monde étoit prosterné, on m'obligea d'en faire autant. Je ne comprenois rien à tout cela. Cependant le Prêtre prit une coupe d'argent, dans laquelle je lui avois vu mettre de l'eau & du vin; il s'inclina encore, prononça des paroles, leva la coupe par dessus sa tête. Interdit, étonné, je demandai l'explication de ce que je voyois.—On me répondit, ce morceau de pâte que vous avez vu d'abord, & que vous voyez encore, ce vin & cette eau qui sont renfermés dans cette coupe, existoient tout-à-l'heure, & n'existent plus.—Comment! ils n'existent plus, & je les vois comme je les voyois auparavant!—N'importe, me dit-on, vos sens vous trompent: d'abord, c'étoit en effet de la pâte, c'étoit du vin & de l'eau; à présent par le moyen des paroles que le Prêtre vient de prononcer, cette pâte s'est anéantie, elle est devenue le Corps même de notre Dieu: cette eau & ce vin ont cessé d'être, ils sont devenus le sang de Dieu. Etes-vous au fait à présent? Convenez que voilà un beau mystere.—Admirable en effet! Le corps de Dieu d'un côté & son sang de l'autre! Que cela est heureusement imaginé! Mais, Messieurs, êtes-vous bien assurés de ce que vous me dites?—Comment en pouvez-vous douter? Le Prêtre a dit les paroles.—Et votre Dieu est obligé de s'y soumettre, & de se rendre là à point nommé?—Sans doute.—J'avois ouï dire que Dieu avoit créé l'homme, & ici c'est l'homme qui crée Dieu.—Oui, Monsieur.—Et vous pouvez tous opérer ce prodige.—Oh! non, il n'y a parmi nous que les Prêtres qui ayent ce pouvoir.—Et qu'est-ce que les Prêtres?—Ce sont des hommes qui embrassent cet état pour vivre, & à qui l'on donne dix sols pour faire ce prodige.—Cela ne me paroît pas cher, & il ne le font apparemment qu'une seule fois dans leur vie?—Point du tout, il le peuvent à toute heure, à tout moment: mais pour l'ordinaire, il se contentent d'une seule fois par jour.—En vérité cela me paroît bien modeste de leur part. Vous avez donc chaque jour autant de Dieux que de Prêtres?—Vous y êtes précisément.—Et avez-vous beaucoup de Prêtres?—Un nombre presqu'infini.—Et par conséquent un nombre presqu'infini de Dieux. Ah! Messieurs, la belle manufacture que vous avez là! Je suis dans un étonnement.—Ne vous pressez pas de vous étonner, me dirent-ils, vous n'êtes pas au bout.—Apparemment, leur dis-je alors, qu'il n'y a qu'un seul de vos Prêtres qui fasse cette cérémonie à une heure fixée: votre Dieu ne pourroit se trouver en deux endroits à la fois.—Vous vous trompez encore: il y a peut-être, en ce moment même, cinq cens mille Prêtres qui prononcent les mêmes paroles.—Et cinq cens mille Dieux créés à la fois au même instant?—Oui, Monsieur, & c'est absolument un seul & même Dieu partout.—Et les cinq cent mille Dieux ne font qu'un?—A merveille, vous voyez bien que cela va tout seul, & que rien n'est plus aisé à comprendre, vous l'avez saisi d'abord, mais ne perdez pas le Prêtre de vue, & observez attentivement ce qu'il fait.

Je levai les yeux, & je l'aperçus qui rompoit la feuille de pâte entre ses doigts; je frémis, & ne pus m'empêcher de m'écrier: ah! Messieurs, voilà le Prêtre qui casse les bras & les jambes à votre Dieu! Ils se mirent à sourire & me dirent avec douleur: ne craignez rien, il l'a divisé en trois parties, il est vrai, mais c'est sans lui faire aucun mal: car le corps de Dieu se trouve à présent tout entier dans chacune de ces trois parties, & vous devez convenir que cela se comprend aussi aisément que tout le reste.—Je fus obligé de l'avouer. En même tems je remarquai que le Prêtre mettoit un petit morceau de pâte dans la coupe où étoit le sang; étonné encore, je leur dis: le voilà qui met le corps dans le sang, & il me semble au contraire que c'est le sang qui devroit être dans le corps. Ils se moquerent de moi, & me dirent de ne pas insister sur ces bagatelles, & que j'allois voir bien autre chose.

En effet je vis le Prêtre qui plioit proprement les deux grandes parties de la feuille de pâte, l'une sur l'autre; il se frappa trois fois la poitrine, il aprocha sa bouche: jugez de ma surprise! je le vis saisir son Dieu entre les dents, lui faire craquer les os, le manger, le dévorer, l'avaler enfin & l'absorber dans son estomach. On me dit, vous voilà bien étonné: vous ignoriez qu'un homme pût manger Dieu: vous voyez pourtant que cela est bientôt fait.—Ah! Messieurs, leur dis-je, il en a mangé trente pour le moins, car j'ai bien vu qu'il l'a mâché assez longtems, & il ne l'a pu sans le diviser entre ses dents; & vous venez de me dire que dans chaque partie il reconnoissoit un Dieu tout entier.—Eh bien! trente fois, me répondit-on.—J'avoue, repris-je alors, qu'il étoit bien juste qu'il les mangeât, puisqu'il les avoit faits. Mais comment n'a-t-il pu faire qu'une bouchée de ce corps tout entier, ou plutôt de ces trente corps? Comment le goût de la chair de cet homme Dieu ne l'a-t-il pas fait frémir?—Vous n'y êtes pas, reprirent-ils: il n'a senti que le volume & le goût de la petite feuille de pâte: ne vous avons-nous pas dit que toutes ses apparences continuoient de subsister?—C'est-à-dire, que votre Dieu après avoir fait un miracle pour venir là, en opére un second pour vous en faire douter.—Oui, Monsieur, afin que nous ayons du mérite à croire.—Je vois, Messieurs, que vous n'en êtes pas les dupes, & que vous ne donnez pas dans ces pièges-là. Mais sans doute votre Dieu a enseigné formellement & évidemment ce Dogme, il a institué distinctement le Sacrifice & toutes les cérémonies, il a créé des Prêtres?—Rien de tout cela: on ne trouve dans son histoire écrite par ses disciples, ni ces sacrifices, ni ces mistères, ni ces Prêtres, ni ces prodiges sans nombre: mais nous lisons dans cette histoire, qu'étant un soir à souper avec ses amis il prit par forme de conversation un morceau de pain qu'il partagea avec eux en leur disant: ceci est mon Corps, & quand vous ferez ces choses, vous les ferez en mémoire de moi; il n'a jamais dit que ce peu de mots sur cette importante matière. Cent auteurs ont travaillé, ont écrit sur ce passage, & en ont enfin tiré cette admirable doctrine que nous venons de vous enseigner.—Il falloit que ce fussent d'habiles gens.—Oh! nous vous en faisons juge; il faut vous dire aussi, qu'ils étoient tous prêtres.—C'est-à-dire de ceux qui se vantent de faire le miracle?—Oui, Monsieur.—Eh mais! je suis un peu moins étonné que je n'étois d'abord.—Malgré une autorité si décisive, des nations entieres ont alteré, ont défiguré, ont nié ce dogme; il a fallu le défendre les armes à la main, & il n'en a guère coûté que trois ou quatre cens mille hommes, pour le conserver dans toute sa pureté chez quelques peuples seulement, car il a été aboli chez beaucoup d'autres.

Cependant un d'entre eux me tira doucement par la manche, & me dit: suivez ce qui se passe à l'autel. J'obéis: le Prêtre tira une petite clef de sa poche, il l'appliqua à une petite serrure, & ouvrit une petite niche obscure qui étoit au milieu de l'autel; il s'inclina, porta sa main dans la niche, & en retira un vase d'argent; il découvrit le vase, & retira avec le bout des doigts une très-petite feuille de pâte, se retourna vers les spectateurs, descendit de l'autel, s'aprocha d'une balustrade couverte d'une nape; tous les assistans s'avancèrent l'un après l'autre, prirent un bout de la nape sur leurs mains, baissérent les yeux, levérent la tête, tirérent la langue: le Prêtre les parcouroit tous, & leur plaçoit sur la langue le petit morceau de pâte.

Quand tout cela fut fini, j'en demandai l'explication, selon mon usage: ils me dirent tranquillement, ce sont autant de Dieux que nous avons mangés: de quoi êtes-vous étonné? il me semble que chacun son Dieu ce n'est pas trop.—Quoi! Messieurs, ce vase que le Prêtre a tiré de ce petit cachot noir, étoit tout plein de Dieux?—Oui vraiment, tant qu'il en peut tenir, tous couchés les uns sur les autres en attendant qu'on les mange; tous les jours la table est dressée, comme vous voyez, la nape est mise; & tout homme qui se sent en appétit spirituel peut venir se régaler dévotement.—Le matin & l'après midi?—Le matin seulement.—Ah! je comprens, vous ne mangez votre Dieu qu'à déjeuner: Et dans tous vos Temples est-ce la même chose?—N'en doutez pas; dans tous les pays où notre Religion est établie, il se consomme peut-être, bon an, mal an, cent ou deux cent millions de Dieux. Répétez ce nombre jusqu'à la fin du monde, ajoutez-y le grand nombre de siècles qui se sont écoulés depuis l'établissement de notre culte, vous verrez des milliards de milliards de morceaux de pâte, de Dieux, de métamorphoses, de prodiges & d'estomachs humains changés en temples de la divinité. Ah! Monsieur, l'admirable Religion! nos champs sont couverts de moissons, & il n'y a pas un seul grain de bled qui ne puisse au besoin devenir un Dieu.—Vous n'en dites pas assez, Messieurs; car d'après vos principes, vous n'avez qu'à briser en particules insensibles tous les morceaux de pâte, le tout sans faire aucun mal à votre Dieu, (car ce seroit bien dommage) & en ce cas, vous multipliez vos Dieux comme les sables de la mer. Je découvre encore que, comme il y a dans le sein de la terre une infinité de portions de matiéres qui peuvent devenir du bled & de la farine, toutes ces multitudes innombrables de particules n'attendent qu'un heureux hazard, pour être autant de Dieux; j'apperçois dans un tas de fumier des milliers d'Etres Divins possibles; vos latrines même en regorgent; & il n'y a pas une partie de vos cadavres, qui ne puisse à son tour devenir une Divinité.—

On ne peut pas mieux raisonner, dirent-ils alors: vous avez saisi toute la fécondité des principes.—Mais, repris-je aussitôt, il me reste une question à vous faire: quand vous avez mangé votre Dieu, vous êtes donc vous-mêmes autant de Dieux ambulans: & s'il plaisoit à un de vos Prêtres de se nourrir uniquement de cette pâte divine, tout son corps à la longue ne seroit donc plus qu'une coagulation de dieux, & s'il alloit à la garde-robe, ses excrémens seroient encore des Dieux, & vous tiendriez sans doute à grand honneur de les manger?—Vous vous trompez ici, me dirent-ils froidement.—Mais, Messieurs, comment la chose peut-elle n'être pas ainsi? j'ai bien voulu ne pas vous contester la destruction & l'anéantissement de votre pâte, de votre eau & de votre vin; mais Dieu ne peut être ni détruit, ni anéanti; & s'il ne peut l'être, ma conséquence est nécessaire & évidente. Puisque vous mangez Dieu, ou vous le digérez ou vous le rendez par les selles, pardonnez-moi le terme.—Ni l'un ni l'autre, me dirent-ils: notre Dieu, il est vrai, prend un singulier plaisir à être mangé: on ne peut rien faire qui lui soit plus agréable.—A la bonne heure, on ne dispute pas des goûts.—Mais, Monsieur, de ce qu'il aime à entrer dans notre bouche, il ne s'ensuit pas qu'il veuille s'enterrer dans notre estomach ni sortir par notre derriére; notre Dieu est décent, & nous vous prions de croire qu'il n'habita jamais dans un pot de chambre: écoutez bien comment la chose se passe: aussitôt que Dieu est descendu dans notre estomach, la pâte, l'eau & le vin, renaissent, & il n'est plus question de Dieu.—Il sort sans doute par en-haut ou par en-bas?—Il ne sort point.—Il reste donc?—Il ne reste pas non plus.—Que devient-il donc? car enfin il faut qu'il sorte ou qu'il reste, ou bien qu'il s'anéantisse; & je vous avoue qu'un Dieu qui s'anéantit, ne m'en impose point du tout, & qu'il me donne très-mauvaise opinion de lui.—Prenez garde à ce que vous dites; notre Dieu ne s'anéantit point.—Eh bien! je ne veux pas disputer, je me bornerai à une expression, qui pourra peut-être vous satisfaire: il a d'abord escamotté le pain & le vin, & il finit par s'escamotter lui-même.—Le terme n'est pas noble, mais nous voulons bien vous le passer, puisqu'il ne rend pas mal l'idée que nous avons de cet adorable mystère: d'ailleurs il s'agit de vous gagner à notre sainte Religion, nous vous devons quelque condescendance. Ne vous sentez-vous pas merveilleusement édifié? notre Dieu ne vous paroît-il pas grand & sublime? sa doctrine, sa vie, ses mystères, tout ne vous semble-t-il pas marqué au coin de la Divinité?