Je dois à tous les malheureux
Mes conseils et mes voeux.

LA COMTESSE, s'approchant du comte Ory.

Une lente souffrance
Me consume en silence;
Et ma seule espérance
Est la tombe où j'avance
Sans peine et sans plaisir;
Et de mon âme émue
Je voudrais et ne puis bannir
Cette langueur qui me tue.
O peine horrible!
Vous que l'on dit sensible,
Daignez, s'il est possible,
Guérir le mal terrible
Dont je me sens mourir!

ISOLIER ET LE CHOEUR.

Ah! par votre science
Dissipez sa douleur.

LA COMTESSE.

Faut-il mourir de ma souffrance?

LE CHOEUR.

Ah! que votre puissance
Lui rende le bonheur.

ISOLIER, à part, au comte.