[146] C'est de lui qu'il a déjà été parlé dans le premier Caquet. On trouve sur sa personne, assez maussade, sur les serpents dont il faisoit parade, sur son parallèle avec Tabarin, beaucoup plus plaisant et plus heureux que lui, de longs détails, dans un petit livre de cette époque: Discours de l'origine, des mœurs, fraudes et impostures des charlatans, etc. Paris, 1622, in-8, p. 35, 39, 51.

[147] Var., éd. orig.: mine.

[148] Le masque étoit un luxe que les bourgeoises devoient laisser aux dames et damoiselles:

La Mijolette a bonne grace
De maintenir par ses discours
Qu'elle est première de sa race
Qui a le masque de velours.
(Le Bruit qui court de l'Espousée, 1624, Variétés
histor. et litt., Paris, 1855, in-16. t. 1, p. 307.)

[149] Nous trouvons dans les satires d'Auvray le portrait complet, dont ceci n'est que l'esquisse:

. . . . . . . . Ce goguelu
Estoit gay, goffré, testonné,
Brave, comme un chou godronné;
La manteau à la Balagnie,
Le soulier à l'Academie,
Dedans la mule de velours,
Les jartiers à tours et retours.
Bouffant en deux roses enflées
Comme deux laictues pommées;
Le bas de Milan, le castor
Orné d'un riche cordon d'or.
L'ondoyant et venteux pennache
Donnoit du galbe à ce bravache;
Un long flocon de poil natté
En petits anneaux frizotté,
Pris au bout de tresse vermeille,
Descendoit de sa gauche oreille;
Son collet bien vuidé d'empois
Et dentelé de quatre doigts;
D'un soyeux et riche tabit
Estoit composé son habit;
Le pourpoint en taillade grande,
D'où la chemise de Hollande
Ronfloit en beaux bouillons neigeux
Comme petits flots escumeux;
Le haut de chausse à fond de cuve,
La moustache en barbier d'estuve,
Et recoquillé à l'escart
Comme les gardes d'un poignard;
La barbe, confuse et grillée,
En piramide estoit taillée
Ou en pointe de diamant.
Ce mignon alloit parfumant
Le lieu de son odeur musquée.
La mouche, à la tempe appliquée,
L'ombrageant d'un peu de noirceur,
Donnoit du lustre à sa blancheur.
(Le Banquet des Muses, satires divers du sieur Auvray, etc., p. 191-192.)

[150] Ces histoires d'inceste n'étoient pas rares alors. Quelques années auparavant il avoit couru dans Paris un livret portant ce titre: «La grande cruauté et tyrannie exercée en la ville d'Arras, ce 28 jour de may 1618, par un jeune gentilhomme et une damoiselle, frère et sœur, lesquels ont commis inceste, ensemble ce qui s'est passé durant leurs impudicques amours. Paris, 1618, in-8.

[151] V. sur ce puits, placé au carrefour de la rue S.-Jacques et de la rue S.-Hilaire, etc., le point central du quartier des libraires, une note de notre édition du Roman bourgeois de Furetière, Paris, P. Jannet, 1854, in-12, p. 222-223.

[152] Le véritable titre est celui-ci: l'Etonnement de la Cour de l'esprit qui va de nuit. S. l., 1622, in-8.

[153] Relation generale des conquestes et victoires du roy sur les rebelles, depuis l'an mil six cent vingt jusqu'à present, avec les nom et situation des villes, places et chasteaux rendus à l'obéissance de S. M. Paris, Fleury Bourriquant, in-8. Le jugement porté ici sur cette pièce est fort juste.