[137] Ces initiales doivent cacher le nom de Jean Guillaume, alors bourreau de Paris. Il est déjà nommé, et en toutes lettres, dans la Chasse aux larrons (pag. 47), dans les Quas-tu veu de la cour et Advis à M. de Luynes, sur les libelles diffamatoires. (Recueil des pièces les plus curieuses, etc., p. 45, 31.)
[138] Cette commère a raison. Lorsqu'en 1624 cette recherche des financiers, si long-temps menaçante, eut été décrétée et la chambre de justice instituée, à l'instigation de Richelieu et de la reine-mère, on se contenta de sévir contre La Vieuville, le surintendant, et contre Beaumarchais, son beau-père, qui, on le prouva, s'étoit enrichi de dix millions depuis les quelques années qu'il étoit trésorier de l'Epargne. La Vieuville fut mis en prison au château d'Amboise, et Beaumarchais pendu en effigie. Justice étant ainsi faite des deux hommes contre lesquels la mesure avoit surtout été prise, le roi se fit bien supplier par les femmes, enfants, parents, de ceux que l'arrêt de la chambre rendu le 25 janvier 1625 avoit frappés; puis il rendit, au mois de mai de la même année, un édit portant révocation de la chambre de justice, avec une abolition pour les gens de finances, à la charge de payer les taxes auxquelles ils pourroient être condamnés par le conseil. Cette recherche n'en fit pas moins rentrer dans les coffres du roi dix millions huit cent mille livres. Mémoires de l'abbé d'Artigny, t. 5, p. 57-58.
[139] Var., éd. orig.: si cher.
[140] Tous les gens de justice, du plus grand au plus petit, vouloient leur pot-de-vin, leur pour-boire, leur tour de bâton.
| Il faut aller caresser un greffier, |
| Il faut flatter un clerc gratte-papier, |
| Faut honorer, à longue bonnetade, |
| Son advocat, soit ou ne soit maussade; |
| Faut cottoyer un sergent serre-argent, |
| Afin qu'il soit un peu plus diligent; |
| Aux moindres clercs il faut payer à boire. |
| (La Mort de Procez, Paris, 1634, in-12, p. 17.) |
[141] Var. du Recueil général: On le faict monter à ce que...
[142] Recueil général des rencontres, questions, demandes, et autres œuvres tabariniques, petit volume in-12 paru en 1622, c'est-à-dire de manière à être encore dans sa pleine nouveauté quand fut imprimé ce troisième Caquet.
[143] Il paroît toutefois que c'étoit moins l'éloquence de Mondor que les lazzis de son valet Tabarin qui faisoit la fortune de leur échafaud de la place Dauphine. «Tabarin proffite plus avec deux ou trois questions bouffonnes et devineries de merde ou de la chouserie que ne fait son maistre avec tout son: «Questo e un remedio santo per sanare tutti gli morbi.» Les Essais de Mathurine (s. l. n. d.), p. 4.
[144] Var., éd. orig.: la bonne mine de son clerc.
[145] En 1631, Mondor trônoit encore à la place Dauphine, mais sa bonne mine commençoit à baisser. Afin qu'il pût la relever et reprendre un peu de sa majesté première, voici ce qui fut stipulé à son intention dans le Testament de feu Gauthier Garguille, Paris, 1634, in-12, p. 10: «A mon oncle Mondor, afin qu'il ait plus de majesté en distribuant ses medicamens à ceux qui luy en demandent, et pour l'alliance qui est entre nous, je donne et lègue ma belle robbe dont je representois les rois dans la comedie. Et pour ma chaisne et ma medaille en façon d'or, j'ordonne qu'on les luy livrera à un prix raisonnable, en cas qu'il en ait affaire.»