[200] Le sieur de Villautrais est un des partisans, scandaleusement riches, les plus maltraités par les pasquins du temps. V. la Voix publique au roy, Recueil E, p. 241; la Chasse aux larrons, p. 90. Il est aussi nommé dans les Contreveritez de la cour. (Recueil cité, p. 63-66.)

[201] Fabri, seigneur de Champauze, trésorier de l'extraordinaire des guerres. Sa fille épousa le chancelier Séguier. Il est parlé de lui en d'assez mauvais termes dans le libelle de J. Bourgoin, la Chasse aux larrons, Paris, 1618, in-4, p. 45, et dans la Voix publique au roi. (Recueil E, p. 210.)

[202] Var.: Pauvre.

[203] Fameuse folle de cour qui occupe tout un chapitre de la Confession de Sancy, et la même, croit-on, que Pierre Colins, allant faire hommage à Henri IV pour la terre d'Enghien, dit avoir vue à la table royale, (Hist. des choses les plus mémorables, etc., p. 729.) En 1622, elle avoit encore de la cour une pension de 1,200 livres. (Nic. Remond, Sommaire traité du revenu, etc. 1622, in-8., ad fin.) Mathurine couroit les rues et étoit le jouet des laquais et des marmots. V. à la fin de ce volume les Essais de Mathurine.—On appeloit alors maturinades une sorte de satire burlesque. (Remerciment de la voix publique au roy pour la disgrâce de M. de la Vieuville. Recueil F, p. 46.)

[204] Il le fut, en effet, peu de temps après, en 1622; sa conduite à Montpellier, et surtout dans l'affaire des Sables-d'Olonne (Tallemant, édit. in-12, t. 4, p. 198), l'en avoit réellement rendu digne.

[205] Le maréchal de Créqui, gendre de Lesdiguières, à qui le titre de connétable revenoit un peu par droit d'alliance, beaucoup par droit de courage. Il ne l'eut pourtant pas: il n'hérita de son beau-père que du titre de duc de Lesdiguières.

[206] L'affaire de D. Philippin, bâtard du duc de Savoie, avec M. de Créqui, seroit trop longue à raconter ici; il suffira de rappeler qu'après d'interminables retards apportés par le bâtard, un duel eut lieu enfin entre lui et le duc, le 1er juin 1599, à Quirieux. M. de Créqui, après un combat de quelques minutes, le perça de deux coups d'épée et de deux coups de poignard, dont il mourut peu de jours après.

[207] «... Elle avoit chez elle un certain bouffon, nommé Guérin, qui prenoit la qualité de maître des requêtes de la reine Marguerite et de son orateur jovial. Il portoit une robe de velours, une soutane de satin noir avec un bonnet carré. Ce bouffon, tous les jours, ne manquoit pas de monter sur le théâtre qu'elle avoit fait dresser dans son palais du faubourg S.-Germain, à l'un des bouts de la grande salle. Comme elle prenoit grand plaisir à l'écouter, il n'épargnoit pas les mots les plus infâmes. Il continua à faire ce beau métier tant qu'elle vécut; il en fut assez mal récompensé: il mourut de misère.» (Sauval, Galanteries des rois de France, etc., suiv. la copie imp. à Paris, 1721, in-12, t. 3, p. 70.) Guérin dirigeoit les ballets de la cour. Lettres de Malherbe, p. 327. V. aussi sur ce bouffon nos Variétés hist. et litt., t. 1, p. 220.

[208] Branche pliante, lien des fagots. La corde des pendus prenoit aussi ce nom. (V. le Roman du Renard, vers 7854.) De là l'expression: peine de la hart.

[209] Var.: Courtoisies.