Tels sont les deux types de femmes politiques que j'ai connus dans le monde, et plus que jamais je demeure convaincu que Dieu n'a point créé la femme pour besogner un ouvrage aussi rude que la politique; et plus que jamais je demeure convaincu qu'une femme qui veut s'immiscer dans ce labeur d'homme perd toutes ses qualités, toutes ses grâces, tous ses avantages féminins, sans aucun profit qui puisse la dédommager de tant de pertes. Très-peu de carrières sont ouvertes aux femmes, très-rarement Dieu remet à quelque Jeanne d'Arc inspirée l'épée des combats, très-rarement il charge quelque sanglante Élisabeth, ou quelque sanglante Catherine, de la destinée des empires humains.

Sans imposer à toutes les femmes l'épitaphe de la matrone romaine,

Domi mansit, lanam fecit,

j'aimerais encore mieux lire sur leur pierre funéraire:

Elle aimait trop le bal, c'est ce qui l'a tuée,

que de rencontrer beaucoup de tombeaux comme celui de la maîtresse de Monaldeschi.

Comte Horace de Viel-Castel.