[Note 672: ] [(retour) ] La fin de cette phrase est mal traduite, ou plutôt il eut fallu supprimer les six derniers mots.
[Note 673: ] [(retour) ] Amitège. «Ametegis cognomine.» Aimoin et Fredegaire. Paul Diacre, qui le plus souvent copie Fredegaire pour les choses de France, n'a pas dit un mot de ces tributs et de la cession de ces territoires.
[Note 674: ] [(retour) ] Cette parenthèse n'est pas dans le latin.
II.
ANNEE 629.
Comment l'enfant Dagobert esmut le cerf[675] qui s'enfui sur le corps saint,
et comment dame Catulle les mist en sépulture.
[676]Le roy Clotaire eut un fils de la royne Berthetrude qui eut nom Dagobert. Cet enfant estoit moult beau et moult gracieux, et digne en sens et en force de gouverner le royaume de France après son père. Tandis qu'il estoit encore en enfance et en discipline, le bailla le roy Clotaire à saint Ernoul qui en ce tems estoit évesque de Metz, pour le garder et norrir et enseigner, et introduire en bonnes meurs et en la doctrine de la foi de sainte églyse. Après ce, advint que l'enfant ala chacier en bois, selon la coustume de François, qui volontiers se déportent en tel déduit. Un cerf esmut, qui assez légèrement fu trouvé; la tourbe des chiens suivit après ainsi comme par estrif[677], aboiant, glatissant: et le cerf qui fu de telle force et légièreté comme telles bestes sont, s'efforçoit en toutes manières pour que les chiens le perdissent et que il leur eschapast: tant corut comme il put par valées, par bois et par landes, et traversant toutes rivières qui lui furent au-devant: tant eut jà couru et fu il si las que il ne put plus. Lors se trait à un hamel, où il n'i avoit que une rue apelée la rue Catullienne[678], et cinq mille avoit de cette rue jusques à la cité de Paris, qui dès long-tems devant estoit siège et cité du royaume et en laquelle les roys de France avoient tousjours acoustumé à demeurer et porter couronne.
[Note 675: ] [(retour) ] Esmut. Fit lever.
[Note 676: ] [(retour) ] Gesta Dagoberti, cap. 2.
[Note 677: ] [(retour) ] Estrif. Lutte.