Note 207: Sigiberti Chronicon. A° 766, d'après le continuateur de
Fredegaire. Eginhard dit simplement que Remistain fut pris.
Note 208: Eginh. Annal. A° 767.
Note 209: Estienne. Cette faute de copiste se retrouve dans tous les manuscrits. C'est Paul qu'il falloit écrire, avec Eginhard.
[210]En ce meisme lieu, luy vindrent les messages Amurmoine le roy d'Espaigne. Présens luy aportèrent de par leur seigneur qui luy mandoit amour et aliances.
Note 210: Sigibert Chronico. A° 766. Cet écrivain écrit Amyrnomon, et continuateur de Fredegaire Amormuni.
[211]Au nouvel temps que le roy vit bien que la saison fust convenable pour ostoier, il assembla son ost de toutes pars pour mener à fin la guerre d'Acquitaine. Droit vers la cité de Xaintes s'achemina; mais avant qu'il parvenist là, fu prise la mère le duc Gaiffier, sa sereur et ses niesces, et amenées devant le roy: en grant debonnaireté les receut et commanda qu'elles feussent honnourablement gardées. Puis mut pour passer oultre le fleuve de Gironde. Là li revint au devant ung chevalier qui Érovique[212] avoit nom. Si se rendit à luy et une autre des seurs au duc Gaiffier. Puis que le roy eut ainsi sa volonté faite par toute Acquitaine, il retourna à ung chastel qui a nom Cels[213] pour célébrer la solennité de Pasques.
Note 211: Eginh. Annal. A° 768.
Note 212: Erovique. Latin: Eberwicus, ou Ebrovicus.
Note 213: Cels, ou Sels, château situé sur les bords de la Loire.
Quant la feste fu passée, il prit sa femme la royne Berthe et toute sa mesnie et s'en ala à la cité de Xaintes: ilec la laissa et mut moult hastivement après le duc Gaiffier; né oncques puis ne voult retourner jusques à tant qu'il fust occis.