Poinçon et ceux qui après luy seroient et qu'il despéceroient leur commune

né jamais ne la restabliroient. Et pour l'amende de cest outraige donnèrent

à l'abbé, par le commendement du roy, soixante mille soubs. Et ainsi fu la

paix d'eux et de l'abbé faicte et réformée. Ne scay quans jours après avint

que le conte Guillaume de Nevers recommença à assaillir celle églyse et à

contrallier pour aucunes coustumes qu'il clamoit à tort sur celle églyse

que l'abbé li nioit; pourquoy il avint que la paour de Dieu oubliée leur

soustrait-il leur viande. Et quant les moynes se virent en tel point qu'il

n'avoient que mengier, il s'en allèrent tous à Paris, aux piés du roy à

pleurs et à larmes se gettèrent et se complaignirent des tors et des griefs