que le conte leur faisoit. Et le roy pour la pitié qu'il en eut contraignit

le conte par force à tenir ferme paix et seure à l'églyse de Vezelay.

Pour tels biens et euvres de miséricorde que le roy fist par plusieurs fois

à celle églyse et aux autres dont il souffrit et endura mainte guerre, luy

donna Dieu digne guerdon de tant de bonnes œuvres comme il avoit faictes en

ce monde.

Ce fut un biau fils qu'il engendra par la volenté de Nostre-Seigneur en la

royne Ale sa femme, qui fu appellé Phelippe Dieudonné. Car par les mérites

du père le donna Dieu au royaume de France[726]. Et ce fu cil Phelippe qui

tant fu saige et vigoreux qu'il se deffendist de ses ennemis et conquist