Le paragraphe V. nomme le chef des pastoureaux Rogier. «Et establi cil
Rogier que chascune dizaine auroit son maistre et sa bannière.»
Paragraphe VI. «L'an 1252 comença la guerre en Hainaut entre monseigneur
Karlon, conte d'Anjou et de Provience, encontre Jehan d'Avesnes. Parquoi
Piquardie et tout le païs de Hainaut et de Flandres fu moult aescheris.»
(Appauvri, affoibli.)
Paragraphe IX. «Sachiés que tant comme il (saint Louis) vesqui ne voult souffrir que batailles fussent faites de champions né de chevaliers au royaume de France, pour meurtre, né pour traïson, né pour héritage, né pour dette; ains faisoit tout faire par enqueste de preudesommes et loiaus à son essient, et quant il trouvoit le cas de l'une partie mauvais, il le punissoit selonc droit et selonc raison, comme droit juge sans espargnier…… Si fonda une communauté de clers escoliers qu'on appelle les Bons Enfans, à Paris, viers Saint-Victor.»
Paragraphe X. «Au tems de cele grans païs que France estoit, fu envoiés de la court de Rome un cardonaus…. appelé Simons, né en Brie, et puis fu-il esleus à estre apostole: cil cardonaus par la volenté du roy Loys et des barons prescha de la crois d'outre-mer, et prescha mout de fois au jardin le roy et ailleurs ausinc.»
Paragraphe XVIII. «Si vous nommerai aucuns de ceux qui alèrent en Sesile (avec Charles d'Anjou). Premièrement l'évesque Guy d'Aucuerre, qui se parti… bien garni de bons chevaliers hardis et viguereus et de bons sergens, et un jone homme, fils au conte de Flandres, et estoit nommés Robert, et estoit cist Robert avoués de Béthune; et avoit espousé bonne demoiselle et sage, fille à ce conte Charles. El si ala en ce voiage li quens de Vendome qui mout estoit bons chevaliers et viguereus de sa main et bien i paru. Et i ala monseigneur Guy, maréchal de Mirepoix, à grant compaignie de bons chevaliers.»
Paragraphe XXI. A l'occasion de la bataille de Benevent: «Et sachiés que sermonna la gent li évesques d'Aucuerre, qui avoit le pooir l'apostole et les assost tous… Et condui li mareschaus de Mirepoix la première bataille qui mout se contint la journée il et sa bataille viguereusement comme chevalier hardis et plains de grant preuesce.»
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La leçon du n° 8299 raconte les gestes de saint Louis en quarante-un paragraphes. Le premier résume avec netteté toutes les actions du roi.
Au paragrap. XXII, on trouve l'explication plausible de la manière d'agir du seigneur de la Roche de Glun: «Et puis vint li rois, selonc le Rosne, à la Roche de Glin, et l'assist pour ce que le seigneur du chastel de ceus qui passoient par le fleuve du Rosne requerroit coustumes mauveses, et sé il ne voulissent paier, si les despoilloit non duement et sans raison de tous leurs biens.»
Le paragrap. XXV, entre dans quelques précieux détails sur les Pastoureaux: «En l'an 1251, un merveilleus signe et une novelleté qui onques telle n'avoit esté oye avint au royaume de France. Car aucuns princes de larrons, pour décevoir les simples… faignoient eux avoir eu l'avision des Angles, et la benoiste vierge Marie à eux avoir apparu et leur avoir commandé que il préissent la croix, et des pastouriaux et des plus simples du peuple… féissent et assemblassent ensi come un ost, à souvenir et secourre à la Terre Sainte et au roy de France saint Loys. Et de icelle vision icil larron monstroient la teneur en leur bannière que devant eux porter faisoient. Car il i avoient fait peindre l'image de Nostre-Dame et des angles, si comme elle se devoit estre à eux apparue et demonstrée… Et la royne Blanche… eux ainsi aler souffroit; car elle esperoit à son fils saint Loys par eux en la Terre sainte avoir secours et passèrent Paris sans contredit. Adonc come il venissent à Orlians, si se combatirent et firent meslée aux clers de l'université; puis alèrent à Bourges en Berry, et lors li maistres d'eux entra à synagogues des Juis et destruist leur livres et les despoilla de leurs biens, mais comme cil meismes se despartist… ceux de Bourges, armés et appareilliés, les suirent asprement et occirent leur maistre avec pluseurs de leur compaignons et en firent grant occision, puis se esparpillèrent l'un à l'autre là, tant que l'en ne sceut que il devindrent.»