[297]: La continuation de Nangis ajoute: «Blancha verò carcere remanens, à serviente quodam ejus custodiæ deputato dicebatur impregnata fuisse quum à proprio comite diceretur vel ab aliis impregnata.» La Chronique métrique, après avoir longuement parlé du profond repentir de ces deux princesses, ajoute que la reine de Navarre mourut de maladie. Je ne sais sur quelle autorité tous nos historiens modernes ont répété que Louis X l'avoit fait étrangler, et je ne vois aucune pièce à l'appui de cette allégation dont Pap. Masson semble l'inventeur. M. Michelet a même été plus loin en donnant aux lignes latines que je viens de citer une interprétation purement imaginaire. (Voyez t. 3, p. 215).
[298]: De son prédécesseur. L'évêque de Châlons.
[299]: On ne lit dans aucune des variantes de ce titre le sobriquet de Hutin. Mais précédemment nous l'avons trouvé joint au nom de Louis X. D'où vient-il? on l'ignore; ce qu'il y a de sûr, c'est que Hutin n'a jamais signifié autre chose que bruit, noise, tumulte.
[300]: Le chroniqueur mentionne d'abord le couronnement du roy, bien que les faits décrits immédiatement après soient antérieurs au couronnement.
[301]: Au lieu de cela, les éditions gothiques n'ont pas craint de mettre: En celluy mesme an, fu déposé et privé l'arcevesque de Reims et pluseurs autres prélas.
[302]: Le seul manuscrit 218, supplément françois, contient l'important passage qui suit.—Nos historiens n'ont pas assez remarqué que l'avènement incontesté de Philippe-le-Long à la couronne de France dût réveiller naturellement les espérances du comte d'Artois.
[303]: Baonnois. On chercheroit vainement dans Ducange et les autres glossaires ce mot qui se rencontre fréquemment chez les annalistes de Flandres et dans la Chronique métrique attribuée à Godefroi de Paris. Dans tous les cas il paroît désigner des corsaires ou bandits de mer.
[304]: Cet alinéa précieux n'est pas dans les manuscrits antérieurs à Charles V.
[305]: Le duc de Bourgoigne. Eudes IV, fils d'Agnès de France, fille de saint Louis.
[306]: Ici le texte du manuscrit de Charles V a beaucoup abrégé les leçons antérieures. Comme le sujet est d'une grande importance, on me permettra quelques réflexions. Philippe-le-Long fut-il roi de France en vertu de l'application d'un article de la loi salique? ou le fut-il parce qu'on décida hautement, pour la première fois, la grande question de l'inhabileté des femmes au trône? Il est certain que chez aucun écrivain contemporain on ne voit alléguer, à cette occasion, la loi salique et ses prétendues dispositions; il est certain que plusieurs pairs de France réclamèrent en faveur de la princesse Jeanne; il est certain que le régent crut avoir besoin de soumettre la question au jugement sans appel de la nation représentée. Et ce fut réellement cette mémorable assemblée qui, pour le bonheur de la France, trancha la question de la succession au trône.