[315]: Deux chastiaux. «Castrum solemne quod Diulandium dicitur muris diruptis et confractis, cum alio castro nomine Sampigniacum.»—Diulandium doit être pour Diulardum, aujourd'hui Dieulouart, près de Pont-à-Mousson. Samognieux, suivant le manuscrit de Saint-Victor, no 306, (Samlaginacum) est à deux lieues de Verdun.
[316]: Mahieu. Maffeo Visconti.
[317]: Garnate. Grenade.
[318]: A Paris. Variante du manuscrit 218: «Avec sa fille, une sage dame qui fame avoit esté du seigneur de Courcy.»—La suite de ce chapitre est conforme, non pas à la continuation de Nangis, mais à la chronique inédite de Saint-Victor déjà citée, et conservée sous le no 306.
[319]: Phelippe. Philippe-le-Long.
[320]: Et dist. Variante du manuscrit 218: «Et jura l'ame son père que jamais le conte ne tendroit la seignorie desdites villes.»
[321]: Et n'en fu plus fait. El ils n'en eurent aucune punition. Et il n'en fu rien.—La continuation de Nangis ajoute: «Undè et in prato S. Germani quod dicitur Pratum Clericorum, se quasi defensari ad prælium paraverunt, nullus tamen contra eos exivit.» Le manuscrit 218 dit: «Et meismement assaillirent-il et batirent le prévost de Paris Gille Hakin.» Pour le manuscrit de Saint-Victor, voici comme il s'exprime ici: «Venerunt Parisius ubi cûm eorum aliqui in S. Martinum de Campis carcere propter eorum maleficia tenerentur, per eorum violentiam sunt extracti; ad Castellatum posteà venientes, propositum sibi assistere attemptantem, per quosdam gradus eum præcipitaverunt undè graviter fuit collisus. Indè ad S. Germanum de Pratis, ubi recepti sunt curialiter, et comperto quod ibi ullus de sociis eorum tenebatur, recesserunt, et in prato quòd dicitur scolarium se receperunt. Audierant enim quod miles Vigilii (le chevalier du Guet), cum multitudine armatorum contra eos venire debebat, et ipsi ibi tutiùs quàm aliter se custodirent. Miles autem non venit, nescio quo consilio impeditus, itàque de Parisiis recesserunt.» (Fo 491 Vo).
Nous avons déjà vu, sous le règne de saint Louis, un mouvement de pastoureaux presque entièrement semblable à celui-ci. On peut croire que les cérémonies de la veille de Noël contribuèrent alors à exalter la tête des esprits foibles, et à encourager les plans audacieux des charlatans. Le plus ancien et le plus célèbre des Noëls parvenus jusqu'à nous commence par ces mots:
Laissez paistre vos bestes,
Pastoureaux, par mons et par vaux,
Laissez paistre vos bestes,
Et venez chanter Noe.
[322]: Mesiaux. Lépreux.