[569]: Chambellan. Froissart l'appelle toujours à tort, le comte de Tancarville.

[570]: Tout ce récit si précieux de la défense de Caen est omis dans Froissart, qui fait des habitans de la ville des fugitifs, et des comtes d'Eu et de Tancarville des héros mal secondés par la fortune.

[571]: Cherchaient. Parcouraient.

[572]: Le retour du roi n'est pas ici marqué en son lieu. On va le replacer tout-à-l'heure comme il doit être.

[573]: Muriaux. Les Mureaux, près de Meulan; aujourd'hui village.

[574]: Montjoie. C'étoit le château féodal de l'abbaye de Saint-Denis, et c'est à cause de lui que le cri de guerre du roy de France, porteur de l'oriflamme, fut Montjoie-Saint-Denis! Ce château fort, plusieurs fois réparé dans le xivème siècle, comme le prouvent des états de dépense conservés au Cabinet généalogique de la bibliothèque royale, étoit situé au-dessous de Saint-Germain, vers Joyenval. Dom Félibien, dans son Histoire de l'Abbaye de Saint-Denis, n'en a pas dit un mot.

[575]: «Et tout son ost aux champs entour luy, pour aler l'endemain vers Poissy à l'encontre desdis Anglois.» (Cont. fr. de Nangis.) Il faut croire que le pont de Poissy ne fut brisé qu'après l'entrée des Anglois à Poissy, car autrement on ne voit pas comment ils auroient passé la Seine. D'ailleurs, les gentilshommes françois pouvoient bien, sans trahison, couper les ponts derrière et même devant les Anglois.

[576]: On peut croire que la grande raison de toutes les irrésolutions du roi de France venoit de la crainte qu'il avoit de laisser Paris à la merci des Anglois. Il ne vouloit pas la quitter tant qu'Edouard ne s'en éloignoit pas. (Voy. Froissart, liv. 1, ch. 273.)

[577]: «Et fist ardoir la couverture de la tour de Monjore (Montjoie) et la maison du roy de Rais, et la ville et le moustier de Saint-Germain-en-Laie, et la maison du roy.» (Cont. fr. de Nangis.)

[578]: Saint-Lucien. Froissart prétend que l'incendie de l'abbaye fut fait contre la volonté d'Edouard, «qui avoit deffendu sur la hart que nul ne violast églyse.»