[85]: Ce calcul est juste; et la mention des stades (estas) semble indiquer pour cette légende une origine grecque ou byzantine.
[86]: La hardiesse et la témérité de ces derniers paragraphes sont réellement inconcevables. On ose ainsi placer le Saint-Graal au-dessus des Évangiles, puisque ceux-ci furent seulement écrits sous l'inspiration, et non de la propre main de Jésus-Christ. «Mais,» ajoute ici le prétendu secrétaire de Dieu, «il convient de revenir aux paroles de la véritable histoire, à laquelle ce qu'on vient de lire a été ajouté.»
[87]: L'enhoudeure.
[88]: On voit que notre auteur ne connaissait que par ouï dire la sainte Bible: autrement, Josué, devenu, de par les poëtes du moyen âge, un des Neuf preux, ne serait pas ici le contemporain de Salomon, et, bien plus, son beau-frère.
[89]: Variante de la lance qui blessa Joseph, fut brisée et ressoudée par un ange.
[90]: «Par pitiet d'umaine semblance» (fo 143 vo).
[91]: «Son chapel de bonnet.» Ms. 2455, fo 145. Le bonnet était, je crois, la bourre de soie; nous avons plus tard transporté à la coiffure le nom du tissu.
[92]: Légende géminée ou deux fois employée. Voyez plus haut l'histoire de la guérison de Gaius.
[93]: Cette belle légende d'Hippocrate, ou Ipocras, a été mise, à partir du XVe siècle, sur le compte de Virgile. Elle a été plusieurs fois imprimée, avec le titre: «Les faits merveilleux de Virgile.
[94]: L'autre texte, ms. 747, dit qu'ils approchèrent du royaume de Norgalles, et devant un château nommé Calaf. Il est en effet bien douteux que les romanciers n'aient pas entendu conduire les chrétiens dans le pays de Galles.