[26]: Sagremor, dans le livre du Roi Artus, avait déjà voulu être adoubé de ses propres armes. (T. II, p. 204.)

[27]: La robe de chevalier différait de celle des écuyers, et le candidat à la chevalerie devait s'en couvrir avant de recevoir ses armes. Il faut voir dans Garin le Loherain la mauvaise humeur du bon vilain Rigaud, quand Begon l'avertit de prendre la robe fourrée de vair et de gris.

«Or vous allés baigner un seul petit,
Et vous arés et le vair et le gris.
—A la maleure, Rigaus li respondi,
Por vostre vair qu'avés et vostre gris!
Or me convient baignier et resfreschir?
Ne sui chéus en gué ne en larris...»
Mantel ot riche et pelisson hermin,
Qui li traïne demi pié acompli.
Rigaus le voit, pas ne li abeli.
Devant lui garde, un damoisel choisi
Qui coutel porte por chevaliers servir:
Il li demande, li vallés li tendi
Et il en coupe un grant pié et demi.
«Por coi le fais, biaus fis? li peres dit,
A novel home est-il coustume ensi,
Que li traïne et le vair et le gris.»
Et dist Rigaus: «Folle costume a ci!»

(Garin, t. II, p, 180.)

On voit par le Lancelot, c'est-à-dire dès le douzième siècle, que la cérémonie de l'adoubement était simplifiée; on ne se baignait plus, et les robes étaient probablement moins traînantes.

[28]: Et non l'accolée comme on a dit plus tard par une sorte de confusion. Colée semble venir de colaphus, tape sur le cou.

[29]: «Un perron lés une moult bele fontaine». Le perron doit toujours s'entendre d'un pilier ou fût de colonne. Ainsi le perron à l'enclume d'où Artus avait détaché l'épée. Je crois que M. Viollet-le-Duc, dans son excellent Dictionnaire de l'architecture française, a confondu le sens de perron avec celui de degré. Tous les exemples qu'il cite du perron doivent s'entendre de pilier ou colonne, et non pas d'escalier. De là le sens inexact qu'il a donné à un passage de Joinville.

[30]: Saint-Graal, t. I, p. 188.

[31]: Cette aventure du Gué de la reine est racontée dans la partie inédite du livre d'Artus. (Manuscrit de la Bibliothèque nationale, no 337, p. 180.)

[32]: Vous avez un trop bon sauf-conduit, dirait-on aujourd'hui.