Quel que soit le résultat d'une demande, si elle a été faite par les intermédiaires, ceux-ci ont droit à des remerciements très affectueux.

Il est inutile de dire, qu'en cas d'échec, lesdits intermédiaires sont tenus au secret le plus absolu.

Il serait du plus mauvais goût de colporter partout une lettre de demande en mariage, qu'on ait un refus ou une acceptation.

Quelquefois, la jeune fille, bien disposée en faveur du candidat, demande à le connaître un peu plus, avant de donner une réponse définitive; le jeune homme doit se prêter de bonne grâce à cette sorte d'épreuve.

Il n'affectera pas un trop grand empressement et surtout, devant des tiers, rien ne doit faire soupçonner sa recherche.

Les parents de la jeune fille doivent faciliter des entrevues autant que le bon goût et la bienséance le permettent.

Si la demande doit être agréée, on le fait savoir au jeune homme par une tierce personne; celui-ci peut aussitôt formuler sa demande officielle, à laquelle on répond par une lettre d'acceptation qui se peut rédiger de la sorte:

Cher monsieur,

Nous sommes très honorés, ma femme et moi, de votre gracieuse demande.

Nous nous y attendions certes, puisque, avec une délicatesse qui nous a fait plaisir, vous aviez prié le meilleur ami de nos deux familles de pressentir nos intentions.