Votre position, votre situation nous convenant, il ne nous restait plus qu'à consulter la chère fille dont nous rêvons le bonheur et qui si tendrement, toujours, nous a récompensés de nos soins et de notre affection. Sa réponse ne vous est point défavorable.

Présentez-vous donc quand il vous plaira, et croyez, cher monsieur, à nos sentiments déjà très affectueux.

L.

On prend alors jour pour débattre à fond les questions d'intérêts; rien ne doit rester dans l'ombre, car si, pour une question d'argent, un mariage peut manquer, il est inutile de l'engager.

Si l'intermédiaire n'est pas un des amis intimes, il est ennuyeux de dire ce que l'on donne à sa fille, ce qui lui doit revenir, etc., etc.

Il y a là toute une gamme de nuances extrêmement délicates.

On peut faire traiter cette question par les notaires des deux familles.

Que ce soit un refus ou une acceptation qui résultent des démarches matrimoniales, on ne doit pas tarder à faire connaître la décision prise.

Une nouvelle insistance à un refus serait déplacée.

Pendant les pourparlers d'intérêts, la jeune fille et le prétendant doivent s'abstenir de toutes réflexions, ils ont leurs fondés de pouvoir. Une femme seule évite les débats d'argent.