Cela rappelle la coutume du vieux temps où des pages, aiguière en main, versaient de l'eau parfumée sur les doigts des convives.
Au reste, cette coutume remonte encore plus loin, et dans les festins peu orthodoxes des empereurs romains, un esclave noir présentait le bassin aux convives, qui séchaient leurs mains à travers les blondes chevelures de belles esclaves gauloises.
L'usage veut qu'on présente une pièce à table avant de la porter à découper; c'est la règle, inobservée cependant par beaucoup.
La première dame servie est celle qui est à la droite du maître de la maison, ensuite celle de gauche, puis les autres dames, en suivant l'ordre des places; la maîtresse de maison est servie la dernière; ensuite les convives masculins, enfin le maître de la maison.
Au dessert, on enlève les salières, les bouts de table, on brosse la table.
L'heure de la faim.
Après avoir passé une dernière inspection, donné les ordres de la dernière heure, ou mieux encore les avoir écrits sur une ardoise accrochée dans la cuisine (chose très commode, que je ne manque jamais de faire); après s'être assuré que les dames auront des coussins sous les pieds, la maîtresse de maison procède à sa toilette, puis va s'installer au salon, attendant la venue des convives.