Les jeunes filles en entrant au bal marchent seules derrière leur mère, qui est au bras du maître de la maison ou d'un de ses aides de camp; elles donnent le bras à leur père, à leur frère ou à l'ami qui les accompagne.
Les jeunes filles s'asseyent devant ou près de leur mère ou de la dame qui leur sert de chaperon; un homme veuf conduisant sa fille au bal doit la mener de suite près d'une personne âgée de leur connaissance.
La jeune fille doit danser dans le salon où est la personne qui l'accompagne; de même, au souper, elle doit être placée non loin.
L'usage américain qui veut que la jeunesse ait son salon pour elle seule, soupe seule, a de grands inconvénients et, si j'avais une fille, je ne le permettrais certes pas.
Un homme doit éviter d'ordinaire de faire danser trop souvent la même personne.
Pour inviter à danser, le cavalier salue la dame et lui dit, à voix basse, ces mots sacramentels: «Madame—ou Mademoiselle,—voulez-vous me faire l'honneur de m'accorder ce quadrille,—ou de danser cette valse avec moi?»
Celui qui emploierait le mot plaisir en place de celui d'honneur serait peu correct.
Lorsque la femme accepte, elle s'incline et dit: «Volontiers—oui,—avec plaisir», également à voix basse; ses phrases sont devinées plutôt qu'entendues.
Consulter longuement son carnet de bal serait incivil.
Pour refuser, on dit simplement: «Merci, je suis invitée».