Les jeunes femmes ne vont pas seules au bal; il leur faut mari, père, frère, ami de la famille ou dame sérieuse comme chaperon; pourtant, une personne n'ayant nul tenant aurait grand tort de se priver d'un plaisir; elle n'a qu'à arriver des premières et à se placer près de quelqu'un de connaissance ou près d'une personne avec laquelle la maîtresse de maison la mettra en rapport.

Les maîtres de maison s'occupent de placer les premiers arrivants; ensuite, c'est un peu au gré de la fantaisie.

Règle générale, les femmes sont assises dans un bal, les hommes jamais.

Un des grands soucis pour des personnes donnant un bal, c'est de réunir le nombre de danseurs, dansant, nécessaire.

Pour ce, ils sont forcés de se montrer éclectiques.

La maîtresse de maison doit peu danser; il faut qu'elle s'occupe de mettre tout le monde en train, de chercher les danseurs pour les trop obstinément délaissées.

Autant que possible, l'orchestre doit être installé sur une estrade avec des plantes vertes le dissimulant.

Une remarque. On doit faire distribuer fréquemment des rafraîchissements aux musiciens, mais pas de liqueurs; à la fin du bal, on les fait souper ou, s'il n'y a pas de souper, on leur sert du bouillon, du Bordeaux, du Champagne.

Pour l'organisation d'un orchestre, on peut s'adresser à des facteurs de pianos, à des marchands de musique; ils vous procureront un personnel très convenable.

Les invités doivent adresser leur première invitation à la maîtresse du logis et à ses filles.