Sauf le potage (toujours du bouillon), qui est chaud, tous les mets sont froids: filet de bœuf, volaille, galantine, jambon, pâté de foie gras, salade de légumes, ananas, fruits, Bordeaux, tisane de Champagne.

Après le souper, les personnes qui désirent partir, reparaissent au salon un instant et s'éclipsent pendant le brouhaha de la première danse.

Le cotillon.

Est de rigueur maintenant dans tous les bals et se danse avant ou après le souper.

Il est de plus en plus aimé des jeunes filles et des femmes parce qu'il sert de prétexte à distribution d'objets plus ou moins coûteux, plus ou moins luxueux et toutes les femmes adorent emporter quelque chose.

Si on veut suivre la mode, point n'est besoin d'avoir un cotillon qui revient à dix mille francs, car on atteint facilement ce chiffre en offrant aux danseuses des éventails signés de noms de maîtres, des boîtes à poudre en argent, des pommes d'ombrelles en Saxe, des bijoux, enfin les mille fantaisies coûteuses que seule une maîtresse de maison millionnaire peut songer à offrir.

Il est de petits bibelots gentils, pas chers, qui font merveille; des japonaiseries, des rubans, des fleurs, les différentes fantaisies qui éclosent ici et là, sous le nom fameux d'«articles de Paris».