Bien des accessoires peuvent se confectionner chez soi et l'ingéniosité invente des figures absolument charmantes, pour une minime dépense.
Mais passons d'abord en revue ce qui s'achète.
La troïka.—Est une branche d'arbre qui rappelle le célèbre attelage russe. Cette branche est ornée de fleurs et de rubans; à ses extrémités se trouvent deux rubans avec un anneau doré au bout: trois dames s'attellent à la troïka, que tient la dame du milieu. Les deux autres tiennent les rubans. Un grand ruban est passé autour de la taille de la dame du milieu et les extrémités en sont tenues par le cavalier qui conduit l'attelage. La dame conductrice guide trois cavaliers attelés de la même façon à une autre troïka. On donne des colliers aux dames, des flots de rubans aux messieurs. Les deux attelages font le tour de la salle en sens inverse; au signal donné par le cavalier conducteur, la course s'arrête et chacune des dames danse avec le cavalier qui se trouve en face d'elle.
Le portique.—Sous un portique orné de roses et de rubans, on attache une clochette et un petit panier rempli de pétales de roses; deux rubans qui correspondent à la clochette et au panier sont tenus par une dame qui, à sa volonté, fait sonner la clochette ou basculer le panier qui laisse tomber une pluie de fleurs; dans ce cas le cavalier ne danse pas.
Les tambourins.—Le cavalier conducteur et la dame conductrice distribuent des tambourins ornés de différentes couleurs. Au signal donné, les dames dansent avec le cavalier portant leurs couleurs.
Le sistre.—Le sistre est distribué par les messieurs aux dames de leur choix; il accompagne l'orchestre d'un charmant bruit de grelots et de clochettes.
Le diable au corps.—On place deux cavaliers et une dame au milieu du salon. Les deux diables sont passés au cou des deux messieurs: celui des deux messieurs qui s'en débarrasse le premier en le détachant du mousqueton, le jette ou le passe à un autre cavalier et danse avec la dame.
Le secret de Polichinelle.—On renferme douze beaux hochets ornés de têtes de polichinelle de couleurs différentes dans une grosse tête de polichinelle montée sur un pied; douze autres petites têtes de couleurs semblables aux premières sont mises dans la grande collerette de Polichinelle; le cavalier conducteur distribue les hochets aux messieurs; douze dames viennent prendre chacune une petite tête et dansent avec le cavalier qui a le hochet correspondant.
Les fleurs ou le parterre.—De grandes branches de fleurs, différentes, sont placées au milieu du salon sur un parterre portatif; on distribue de petits écrans représentant les mêmes fleurs aux messieurs, qui choisissent chacun une danseuse et la conduisent au parterre où elle arrache la branche de fleurs correspondante.
Aïda.—On présente un gigantesque écran en plumes de paons, posé sur un beau pied; les grandes plumes ornées de nœuds de satin différents sont distribuées aux messieurs; douze petits écrans en plumes et ornés de nœuds semblables sont distribués aux dames; on range les messieurs sur une ligne, les dames défilent devant eux et s'arrêtent devant le cavalier aux nœuds correspondants.