Si une jeune fille rencontre dans le monde un jeune homme dont elle voudrait bien faire son mari, elle ne doit pas montrer par son attitude, par ses regards, qu'il lui agréerait; une sage réserve lui est imposée.

Pourtant, nous ne devons pas condamner les jeunes filles, ces femmes, ces mères de demain, à une attitude trop indifférente et grave.

La jeune fille doit éviter les petits ragots, les petites susceptibilités qui rendraient son commerce un peu ennuyeux.

Les grandes démonstrations d'affection et les termes trop chaleureux ne sont pas de bon goût.

Ne jamais se retourner dans la rue.

Lorsqu'une de ses amies possède un talent quelconque, elle cherchera à le faire valoir, si l'occasion s'en présente.

Une jeune fille ne doit pas se faire prier pour chanter ou pour se mettre au piano; la chose se fait simplement et, si on n'apprécie pas son talent, on apprécie sa bonne volonté.

La jeune fille doit écouter les vieillards avec patience, même s'ils radotent un peu; elle doit paraître s'intéresser à une anecdote, même si on la lui sert pour la dixième fois, et savoir sourire aux bons endroits.

La jeune fille peut être coquette, sans excentricité; c'est de son âge d'aimer les fleurs et les rubans.

Au cotillon, où il lui est permis de choisir ses danseurs, elle doit être éclectique, ne pas manifester ses préférences si elle en a.