Dans le cas où il aurait à passer la nuit ou une partie de la journée auprès d'un malade, invitons-le à dîner et à déjeuner et offrons-lui quelque chose de temps en temps; si c'est la nuit, un verre de vin chaud, du bouillon, du chocolat, etc.
Les lettres le demandant doivent toujours avoir un cachet de grand respect; on peut mettre indifféremment monsieur, monsieur le docteur ou docteur; les intimes peuvent mettre «Cher docteur».
Il est bien rare que des maladies prennent subitement, sans aucun prodrome et que vous soyez obligé de déranger le docteur à des heures indues; n'attendez donc pas le dernier moment et laissez-lui la latitude de quelques heures.
S'il n'est pas exact, ne témoignez pas votre mécontentement; pensez qu'il y a d'autres malades et que le médecin a le droit de dormir, boire, manger, se reposer comme les autres et même d'être, lui aussi, souffrant.
Si vous changez de médecin, ne lui parlez mal du premier.
Évitons de vanter un homéopathe devant un allopathe et réciproquement.
Quelques personnes trouvent de bonne prise d'extorquer une consultation à leur médecin, si elles le rencontrent en soirée ou dans un dîner en ville, voire même dans la rue; ces personnes mériteraient d'être disqualifiées.
Quelqu'un qui discuterait les honoraires d'un médecin serait impardonnable; de même celui qui fait attendre le paiement pendant de longs mois.
Le savoir du médecin est une marchandise morale de laquelle il doit vivre et, l'ayant reçue, on doit le payer, ni plus, ni moins que le sucre à l'épicier.
Le bon goût veut qu'en payant la note du médecin on lui envoie un mot de remerciements et qui montre qu'on ne se croit pas quitte envers lui parce qu'on lui paye «son dû»; certaines personnes ajoutent même un cadeau.