Sauf les femmes de chambre qui sont nu-tête, les autres domestiques du sexe féminin doivent toujours avoir un bonnet de lingerie; le tablier bleu pour faire le ménage, le tablier blanc pour aller en courses et servir à table, le tablier blanc à dentelle ou à broderies pour les jours de réception ou pour les dîners où il y a des étrangers.

Une maîtresse de maison n'ayant qu'une bonne ne saurait l'obliger à prendre le plateau d'argent pour lui présenter les lettres et les journaux.

Mais, dès qu'on a deux domestiques, cela doit rentrer dans l'ordre des choses.

N'eût-on qu'une demi-bonne, c'est-à-dire une femme de ménage, on doit exiger que tout ce qu'elle présente, verre d'eau, tartines aux enfants, fruits, le soit sur une assiette; c'est une habitude à prendre, voilà tout.

Il ne faut pas souffrir qu'on discute un ordre, mais on ne doit pas en donner de contradictoires.

Ne jamais accorder un jour de sortie est cruel.

On donne généralement un jour entier par mois, c'est-à-dire un jour entier à partir du déjeuner; d'autres maisons accordent deux sorties, une entière et une jusqu'à l'heure du dîner.

Nous ne nous plaignons jamais de nos domestiques à des étrangers, nous nous en séparons si leurs services ne nous conviennent pas; en revanche, il est bon que nos domestiques songent qu'en décriant leurs maîtres ils se font le plus grand tort à eux-mêmes. Forcément leur réputation de mauvaise langue transpire et ils ne peuvent plus se placer par connaissances, car les autres serviteurs, à l'occasion, répètent ce qu'ils ont dit et ils se trouvent forcés de se placer par le bureau, ce qui est infiniment moins recommandable et moins avantageux.

Les gages des domestiques doivent être payés très régulièrement. Fût-on dans les plus grands embarras d'argent, il vaudrait mieux remettre tout autre paiement que celui du salaire des serviteurs.

On donne un cadeau au jour de l'an aux domestiques.