Même en parlant d'un enfant très jeune, les domestiques doivent dire «monsieur» ou «mademoiselle» et non «le petit, la petite».

Les titres civils ne s'énoncent pas; le domestique d'un député dira seulement «monsieur».

On a le droit de faire ouvrir la malle d'un domestique avant son départ, mais c'est généralement inutile.

Si un serviteur meurt chez vous, il est d'usage que nous suivions le corbillard.

On ne doit pas dire le nom tout court aux domestiques de nos amis, on ajoute «mademoiselle» ou «monsieur».

Lorsqu'un domestique apporte un présent, on lui doit un pourboire, malgré la guerre faite contre cette coutume depuis plusieurs années; mais il faut éviter de donner un pourboire excédant la valeur du présent, cela s'explique.

Ne jamais questionner un domestique sur ses maîtres, sur ce qu'on fait, sur ce qu'on dit; de même, lorsque nous envoyons un domestique quelque part, ne le questionnons pas sur ce qu'il a vu.

Ne nous mêlons jamais à des querelles entre domestiques ou entre concierges et domestiques: il arriverait un moment où, se raccommodant, ils feraient la paix à nos dépens.

Maîtres et domestiques doivent savoir reconnaître leurs torts réciproques et se supporter les uns les autres.

Si un domestique est bien payé, bien nourri, a quelques douceurs de temps à autre, telles que parties de théâtre, gratifications, sorties supplémentaires, il doit s'estimer heureux et ne pas se laisser aller au penchant de décrier la maison où il sert.