Les étrennes utiles;—Les étrennes superflues;—Les étrennes d'argent;—Les étrennes d'amitié.
Les étrennes utiles se donnent entre parents, entre amis intimes; elles sont toujours agréables, car elles répondent à un besoin, à un désir, soit pour votre intérieur, soit pour vous-même.
La série serait longue à énumérer; on peut offrir argenterie, service de table, robe de velours, de laine, draps, serviettes, fourrure et même la modeste demi-douzaine de mouchoirs de poche.
Le costume d'enfant, le bronze qui manque sur votre cheminée, le tapis de table, le chapeau, etc.
Lorsqu'on donne des étrennes utiles, on est sur le pied d'une telle familiarité, qu'on peut fort bien dire: «J'ai l'intention de vous offrir telle et telle chose; tirez-moi donc d'embarras, et dites ce que vous préférez.»
Les étrennes superflues mais agréables sont les bijoux, les bibelots, les jouets.
Pour les enfants déjà un peu grands, les livres sont préférables.
Dans l'ordre des étrennes superflues, il y a toute la gamme des japonaiseries, des petits livres, des meubles volants.
Le bijou offert par le mari à la femme, par l'oncle à la nièce, par la marraine à la filleule, peut être une bague de mille écus ou la montre en nickel.
Les amis hommes envoient fleurs et bonbons, c'est classique: j'engage seulement à donner les uns et les autres en plus petite quantité et à les offrir dans un bibelot durable, car une fois bonbons croqués et fleurs fanées que reste-t-il du souvenir de l'ami?