Qu'on nous pardonne ce fantaisiste tableau un peu poussé à la charge. Mais pareil voisinage est un fléau, n'est-ce pas! Et, malheureusement, combien fréquent!

A moins d'être dans une loge, on ne doit prendre ses vêtements qu'en sortant; sans cela, on incommode ses voisins.

En aucun cas on ne doit manger d'oranges au théâtre.

Les pourboires à l'ouvreuse doivent être décents; généralement, on donne cinquante centimes pour deux places, un franc au minimum pour une loge.

Un homme qui accepte une place dans une loge doit apporter des bonbons; jamais de fondants qui s'écrasent et poissent les gants, plutôt des acidulés dans une petite boîte de fer-blanc qui les conserve frais; il doit donner à l'ouvreuse, et reconduire la ou les dames en voiture si elle ou elles sont seules. Si un monsieur les accompagne, il peut les quitter à la porte. Souvent il offre quelque chose de chaud dans un café-restaurant. C'est maintenant admis.

Jamais on ne doit manger de glaces ou boire dans une loge.

Il est interdit par le code théâtral d'avoir un bouquet de fleurs naturelles sur le devant de sa loge.

Si on se trouve dans une avant-scène, on doit remonter à demi les écrans pendant les entr'actes.

Si une dame invite une autre dame à venir au théâtre avec elle, cette dernière paie l'ouvreuse, mais n'apporte pas de bonbons.

Il est indifférent que ce soit l'une ou l'autre des dames qui reconduise l'autre en voiture ou à pied.