Ce n'est pas celui d'Aristophane, mais il a bien son utilité dans la vie mondaine.
Donc, à propos de chapeaux, ne faites jamais une visite à une dame avec laquelle vous êtes sur un pied un peu cérémonieux, coiffé d'un chapeau plat ou mou.
Vous devez déposer votre pardessus et votre parapluie dans l'antichambre et garder votre chapeau et votre canne si vous en avez une. Vous tenez le chapeau sur les genoux en évitant, bien entendu, de faire voir la coiffe; ne le placez jamais sur un meuble.
Pour les visites entre hommes, pareille étiquette n'est pas exigée.
Le vilain claque d'antan, lourd, disgracieux et qui avait l'air, lorsqu'il se détendait, d'un hérisson fâché, a fait place à un claque de faille qui est léger et élégant. On le porte doublé de teintes claires et douces, mauve, gris-perle, mais jamais rouge ou vert-pomme; les armoiries ou initiales sont placées dans un coin; il se porte indifféremment en soirée ou au théâtre.
Au bal, le danseur peut garder son claque ou le déposer sur la chaise de sa danseuse; je préfère ce dernier mode; mais il faut se hâter de le reprendre.
Un jour, un jeune homme frais sorti du collège venait de reconduire une dame à sa place; celle-ci s'assied, sans prendre garde au chapeau du malheureux éphèbe qui reste tout interdit, planté devant elle.
«Que désirez-vous, monsieur? finit-elle pas dire, impatientée de cette contemplation.
—Je voudrais, je voudrais, balbutia le pauvre, avoir mon chapeau, qui a l'honneur d'être assis sur la même chaise que vous!»
Ne tournez jamais, messieurs, votre chapeau entre les doigts; cela vous donne un air particulièrement embarrassé; jamais, non plus, ne le faites tourner au bout de votre canne et encore moins ne le portez au bout de ladite canne, si vous avez trop chaud.