Le chapeau doit être posé bien droit; incliné sur le côté, cela vous a un petit air retour de Suresnes qui est ridicule et que, malheureusement, les très jeunes gens aiment à adopter; placé en arrière, vous ressemblez à un berger ébahi; enfoncé sur les yeux, il vous a les allures du sombrero d'un traître de mélodrame. Le juste milieu, comme en toute chose.
Pour aller au bal il est absolument impossible de se produire avec un chapeau haut de forme; si vous n'avez pas de claque, laissez votre couvre-chef au vestiaire.
Ce chapitre des chapeaux est spécial aux messieurs, mais il pourrait aussi s'adresser aux dames, qui devront éviter de porter de ces immenses chapeaux si en vogue quand elles vont au théâtre, soit aux fauteuils, soit surtout dans une loge où il y aura des messieurs derrière. Avec ces empanachements à la mode, les malheureux sont forcés de se tenir sur les pointes s'ils veulent apercevoir le minois de la soubrette ou de se donner le torticolis, s'ils désirent contempler le visage de l'ingénue, à moins que, victimes passives, ils ne se résignent à rester assis mélancoliquement, en contemplant les panaches de plumes d'autruches qui se balancent devant eux.
Canne, parapluie, éventail.
Ces petits objets sont pour ainsi dire nos compagnons inséparables et ils ont chacun un petit code à leur usage.
La canne est un objet de nécessité ou de luxe.
Dans le premier cas, elle sert à s'appuyer, cela se fait donc tout naturellement.