Lorsqu'il y a les cordons du poêle à tenir, on choisit les quatre personnages les plus importants de l'assistance pour cela.
Avant, à Paris, dans la classe ouvrière, on faisait porter les cordons du poêle ou les coins du drap par de petits garçons gantés de blanc, ou par de petites filles, avec robe et voile blancs.
Cette poétique coutume s'est conservée dans certaines villes du Nord.
Si le chef de l'État a envoyé un représentant, celui-ci passe dans le cortège avant la famille; de même sa voiture suit immédiatement celle du mort.
Les députations précèdent aussi les parents.
On n'est pas tenu d'aller jusqu'au cimetière; les parents et les amis intimes y sont seuls forcés.
Il faut l'autorisation de la famille pour pouvoir prononcer un discours au cimetière.
Ce discours ne doit pas être trop long.
Aucun applaudissement ne peut l'accueillir; on doit observer un grand recueillement.
On peut faire reconduire les assistants par les voitures de deuil; dans ce cas, les personnes ainsi reconduites donnent un pourboire au cocher.