Les fleurs.

Les fleurs que nous offrons aux êtres aimés que nous avons perdus, les divines filles de la terre, ces fées odorantes, ont pris droit de cité chez nous; on en trouve dans tous les logis, depuis le modeste bouquet de violettes d'une Jenny l'ouvrière jusqu'à la superbe orchidée d'une duchesse. Des plantes bien solides, sont les aspidistras; presque sans soins, arrosées par-ci par-là d'un peu d'eau, elles peuvent vivre durant plusieurs années, et si elles ne sont pas très jolies, elles donnent toujours de la verdure.

Le caoutchouc, vilain selon moi, n'est plus en vogue.

Les araucarias tiennent le record de l'élégance; aussi on les enrubanne comme des conscrits.

Rien de plus joli que cette délicate verdure où on enlace des rubans: rubans de satin jaune et rouge, couleurs espagnoles, dont les tons chauds relèvent la teinte du feuillage; on fait passer les rubans en mirliton et, à la base et au sommet, on forme deux nœuds à pans.

Les teintes pompadour, ciel et rose, le mauve, le crevette, le vert-nil sont des couleurs à prendre; le grenat blanc, le bleu marine ne sont pas si charmants.

Il est tant de variétés de fleurs et de plantes qu'on ne saurait les énumérer.

Les fougères encadrent joliment le pied des palmiers et les palmiers eux-mêmes sont ravissants posés derrière une statue de marbre ou de terre cuite; leurs larges feuilles en éventail font ressortir à merveille une œuvre d'art et le plus modeste bronze acquiert du relief par le voisinage d'une plante.