Les palmiers phénix font très bien dans les encoignures.
Les camélias garnissent les grandes vasques de Chine.
Les bruyères remplissent les jardinières basses.
La mode n'est plus de faire pousser les oignons de jacinthes ou de tulipes; je le regrette, car c'était un vrai plaisir de suivre, jour par jour, l'éclosion de cette première fleur au parfum si doux et si pénétrant à la fois.
Les toutes petites plantes grasses remplissent les toutes petites jardinières, japoneries, vieux sèvres, cristal, semées çà et là dans un salon.
Lorsqu'on vous offre un bouquet, votre premier soin doit être de le «délacer», c'est-à-dire de le débarrasser de la ficelle, des brins qui le serrent et le gênent, puis vous cassez les tiges.
Notez que je dis casser et non couper; en coupant, la section, très nette, se cicatrice et empêche la fraîcheur de l'eau de revivifier les fleurs, tandis qu'en cassant, l'effet se produit.
Les bouquets ronds ne se font plus guère; ce sont maintenant des gerbes lâches, souples et flexibles, où il entre moins de fleurs et qui sont bien plus parantes et jolies.
Pourquoi laisser au salon, au boudoir le bouquet de fleurs? Placez-le donc sur la table, au déjeuner, au dîner, tout le monde en aura la joie.
La matière du vase importe peu, qu'il soit en grès vulgaire, en cristal de roche, en émail cloisonné, pourvu que la forme en soit élégante.