Si les parrain et marraine sont des parents, cette qualité ne prévaudra pas, et il est de meilleur goût de dire «grand-père» que parrain à son aïeul; de même pour ses oncles et tantes, frères et sœurs.

La position du parrain et de la marraine est-elle très supérieure à celle du filleul, celui-ci doit garder une certaine réserve, ne jamais s'imposer et écrire dans les termes les plus respectueux; ne pas dire simplement: mon cher parrain, ou ma chère marraine, mais bien monsieur et cher parrain, madame et chère marraine.

La Nourrice.

Combien vétilleux le choix d'une bonne nourrice, celle qui, si malheureusement vous ne nourrissez pas, vous remplacera auprès de votre enfant, cueillera son premier sourire, apaisera ses premiers cris, sera presque sa mère en un mot.

On doit s'occuper du choix d'une nourrice un mois avant l'événement; il faut recourir au médecin qui, lui, ne se laissera pas tromper par les apparences.

Autant que possible n'envoyez pas votre enfant en nourrice à la campagne, réduisez-vous à tous les sacrifices pour le garder auprès de vous.

Pour notre nourrice contentons-nous du costume classique, la robe plate très ample, la vaste pèlerine dans laquelle on peut envelopper l'enfant entièrement, le petit bonnet, les deux épingles, la couronne de larges rubans, aux bouts flottants sur les talons et le tablier blanc orné d'une dentelle ou d'une broderie tout autour.

A la première dent de l'enfant, il est d'usage de donner un cadeau à la nounou.