L'éducation virile doit être donnée par le mari, mais, à son défaut, la mère doit se masculiniser un peu et savoir faire réciter au jeune homme le De viris ou le Selectæ.

Habituez de bonne heure le jeune garçon à être poli, prévenant pour les dames.

L'éducation américaine a son bon côté pour les jeunes garçons qui ne peuvent pas être surveillés comme les filles.

Il faut leur laisser un peu d'initiative, ne pas trop les élever dans les jupons de la maman, les laisser faire quelques courses seuls, les rendre «débrouillards» en un mot.

Plus que jamais, en notre terrible temps de struggle for life, l'homme doit savoir se tirer d'affaire, et ce n'est pas en gardant son fils claustré au logis qu'on en fera un lutteur pour l'avenir.

Mais si le petit garçon doit être un peu indépendant, il ne faut pas qu'il fasse montre d'un sans-gêne déplorable. Chaque mère en sait autant que moi sur ce chapitre.

Un de mes petits amis, un jour dînant en ville pour la première fois, fut présenté à la marquise de C... et au docteur V.... Alors, l'enfant leur tendant la main, dit avec une désinvolture adorable: «Enchanté de faire votre connaissance»!

Un jeune garçon doit offrir de lui-même le bras à une petite fille ou même à une dame, lorsque celle-ci manque de cavalier pour passer du salon à la salle à manger.

S'il dîne à table, il ne doit se mêler que très discrètement à la conversation, et surtout ne pas l'émailler du jargon collégial.