- »Lieutenant Charles W. Chipp.
- »Captain William Dunbar.
- »Alfred Sweetman.
- »Henry Warren.
- »Peter Johnson.
- »Edward Star.
- »Shawell.
- »Albert Kuehne.
»Baleinière (sauvée).
- »Ingénieur George W. Melville.
- »Lieutenant J.-W. Danenhower.
- »Jack Cole.
- »James Bartlett.
- »Raymond Newcomb.
- »Herbert Leach.
- »George Landertack.
- »Henry Wilson.
- »Manson.
- »Anequin.
- »Long Sing.
»Signé: Melville.»
Cette dépêche ne resta pas longtemps sans réponse. De tous côtés, à Saint-Pétersbourg, à Washington et à Paris, on semblait rivaliser d'ardeur pour porter secours aux naufragés, et les dépêches se succédaient rapidement.
Celle de Melville était datée du 21 décembre, 2 h. 05, à Irkoutsk; le même jour, M. Bennett télégraphiait de Paris, à M. Frelinghuysen, secrétaire d'État à Washington:
«A la réception du télégramme de mon correspondant de Saint-Pétersbourg, m'apportant les premières nouvelles de la Jeannette et m'annonçant qu'une somme de 6,000 roubles était nécessaire, j'ai expédié télégraphiquement cette somme, par l'entremise de MM. de Rothschild, au général Ignatieff, à Saint-Pétersbourg, en le priant de tirer sur moi pour toutes autres sommes qui seraient jugées nécessaires afin d'assurer le salut et le bien-être de de Long et de ses compagnons.—J'ai reçu aujourd'hui le télégramme suivant du général Ignatieff:—«Je me suis hâté de communiquer à votre correspondant les nouvelles reçues d'Irkoutsk. J'ai donné ordre au gouverneur de prendre les mesures les plus promptes pour qu'on porte secours à l'équipage naufragé; en même temps je l'ai autorisé à faire toutes les dépenses nécessaires, dont je lui ai promis le remboursement.
»Ignatieff.»
«Vous pouvez voir, par cette dépêche, que le gouvernement russe fait tout ce qui est en son pouvoir pour assurer le salut et le prompt retour du capitaine de Long et de ses hommes. Si vous, ou le secrétaire de la marine, avez quelques instructions à me donner, je ferai mon possible pour les suivre. J'ai l'intention d'envoyer un correspondant spécial au-devant des naufragés, qui prendra la route que ceux-ci doivent suivre pour venir ici. Comme il s'écoulera quelques jours avant son départ, peut-être vous ou le secrétaire de la marine, désirerez-vous profiter de l'occasion pour envoyer aux gens de l'équipage des lettres de leurs parents et de leurs amis.
»Mon correspondant de Saint-Pétersbourg me télégraphie que la distance à parcourir, pour arriver au lieu où se trouvent les naufragés, est de 4,000 milles; distance que, seul, un voyageur muni d'un papier de faveur, mettrait au moins un mois à franchir. J'apprends aussi de Saint-Pétersbourg que l'empereur a personnellement donné l'ordre que les vêtements, les provisions, l'argent ou les moyens de transport nécessaires soient mis à la disposition du personnel de la Jeannette, ce qui est pour nous une sûre garantie que tout sera mis en œuvre pour procurer aide et confort aux gens de l'équipage.