[226] Félonnie, fiel, mauvais vouloir.

[227] Assouagier, guérir, se calmer.

[228] Il advint, ainsi que Dieu voulut, qu'une grande maladie prit le roi à Paris, dont il fut en tel danger, comme il le disait, que l'une des dames qui le gardaient voulait lui tirer le drap sur le visage et disait qu'il était mort. Et une autre dame qui était de l'autre côté du lit ne le voulut pas, mais disait qu'il avait encore l'âme au corps. Pendant qu'il entendait la dispute de ces deux dames, Notre-Seigneur travailla en lui et lui envoya aussitôt la santé, et il put parler. Il demanda qu'on lui donnât la croix; ainsi fit-on. Alors la reine sa mère entendit dire que la parole lui était revenue et elle en eut la plus grande joie; mais quand elle sut qu'il s'était croisé, ainsi qu'il le contait lui-même, elle eut autant de chagrin que si elle l'avait vu mort. (Joinville.)

[229] Malek-Saleh-Neym-Eddin (ou l'étoile de la religion).

[230] Lorsque la ville avait été prise par les Croisés, en 1219.

[231] Malek-Saleh.

[232] En 1219.

[233] On lit dans Makrizi un trait qui montre quel désordre effroyable régnait alors dans l'armée musulmane. Le bruit de la mort de Fakr-Eddin n'ayant pas tardé à se répandre, les mameloucks et une partie des émirs se débandèrent pour courir à sa maison et la piller. Ses coffres furent brisés, l'argent fut enlevé, les meubles et les chevaux emportés; après quoi la maison fut livrée aux flammes. (Note de M. Reinaud.)

[234] Fakr-Eddin avait été nommé régent, après la mort du Sultan, en attendant l'arrivée de son fils, qui était gouverneur d'Edesse.

[235] Corps d'armée, bataillon.