[244] Froissart intervertit l'ordre des faits en plaçant celui-ci, qui est du 22 février 1357 (1358), suivant les autres historiens contemporains, avant la délivrance du roi de Navarre, que les mêmes historiens fixent à la fin de l'année précédente. (Note de Buchon.)

[245] Le premier était maréchal du duché de Normandie et le second du comté de Champagne.

[246] Renaud d'Acy, avocat général, fut tué non dans la chambre du dauphin, mais dans la boutique d'un pâtissier, près de l'église de la Magdeleine, en retournant du palais vers Saint-Landry, où sa maison était située. Froissart paraît avoir été assez mal informé des circonstances de cet événement. (Note de Buchon.)

[247] Le continuateur de Nangis nous apprend quelle fut la cause de la Jacquerie. «Dans l'été de l'année 1358, dit-il, les paysans des environs de Saint-Leu et de Clermont au diocèse de Beauvais, ne pouvant plus supporter les maux qui les accablaient de tous côtés, et voyant que leurs seigneurs, loin de les défendre, les opprimaient et leur causaient plus de dommages que les ennemis, crurent qu'il leur était permis de se soulever contre les nobles du royaume et de prendre leur revanche des mauvais traitements qu'ils en avaient reçus.»

[248] Il est nommé Guillaume Callet et quelquefois Caillet dans les Chroniques de France. Le nom de Jacques Bonhomme était donc une espèce de sobriquet: on lit dans le second continuateur de Nangis qu'on le donnait aux paysans dès l'année 1356. «En ce temps-là, dit-il, les nobles pour se moquer des paysans les nommaient Jacques Bonhomme; et on appelait communément de ce nom les paysans qui servaient dans les armées.» Peut-être ce sobriquet venait-il de ce qu'ils étaient armés de jacques, espèce de casaque contrepointée qui se mettait autrefois par-dessus la cuirasse, et de ce qu'on appelait alors assez communément en France les paysans bons hommes, comme on peut le voir dans plusieurs passages de Froissart. (Note de Buchon.)

[249] Des environs de Corbie.

[250] Guillaume Caillet, leur chef, y fut pris, et le roi de Navarre lui fit couper la tête à Clermont.

[251] C'est-à-dire dans le parti anglais.

[252] Gens de la Hasbaigne ou Hasbaine, partie du Brabant et du comté de Namur.

[253] Jean de Ségure, capitaine anglais.